Plin., xxii
3. Tertia Tigurinorum manus... in diversa lapsi, fuga iguobili et iatrociniis evanuit. Flor., loc. cit.
38 HIS l'OIRE DIS GAI LOIS.
lui 111 un accord, el sous le nom à'Aduatikes ils furent admis dans la confédération belge1.
Alarius reçut dos honneurs jusque-là réservés aux dieux: chaque citoyen, à la nouvelle de sa victoire, répandit des libations en son nom2. Le peuple le surnomma le troisième Romulus8: le second avait été Furius Camillus, vainqueur aussi de peuples gaulois. Les prisonniers teutons et kimris furent conduits à son triomphe attachés avec des colliers de fer: la haute stature de Teutobokhe fut pour les Romains un sujet de surprise, car on dit qu'il surpassait les trophées portés autour- du triomphateur*. Tel était le prix que Alarius mettait a ces deux victoires, que. les jugeant au-dessus de tout exploit humain, il ne voulait y comparer que los conquêtes du dieu Bacchus dans l'Inde. Il adopta dès lors pour sa devise, et fit ciseler sur son bouclier une image qui jouissait dans Rome d'une grande popularité, l'image du Gaulois tirant la langue". L'expression de kimrique ou cimbrique, suivant l'orthographe et la prononciation latines, devint proverbiale en Italie pour signifier quelque chose de fort et de terrible : de là ces façons de parler : une milice cimbrique, une bravoure cimbrique, des bri dages cimbriqucs*.
Le sentiment que la république devait à Marins sa liberté et son existence, empreint fortement dans tous les esprits, survécut aux déchirements politiques, à la baine