‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 39 sur 454 · Cic, pro Quintio, 7. — Pigh.,t, III, p · texte numérisé non relu

Cic, pro Quintio, 7. — Pigh.,t, III, p

2. Impedi mentis amissis, ex Aquitania profugit. Cœs., Bell. Gall.,m, 20. — Oros.,v, 23.

-s avec Sertorius, il invita les Gaulois à le suivre en Italie. Peu répondirent à son appel, car ce qui les touchait le plus dans ces querelles, c'était de pouvoir rester chez eux tranquilles et libres. Lépidus partit néanmoins à la tête d'une petite armée composée presque uniquement de bannis, et il eut la hardiesse de se présenter avec sa troupe aux comices de Rome. Chassé de nouveau et déclaré ennemi public, il regagna la Province, dont il trouva la population mieux disposée à le seconder. L'étonnant succès de ce coup de main désespéré inspirant de la confiance pour une seconde tentative, de nombreux volontaires aquitains, volkes, ligures, allobroges, accoururent cette fois à l'appel du chef romain, et, sous

•77 les enseignes du peuple romain, descendirent les Alpes, en poussant contre Rome des cris de vengeance. Ils n'allèrent pas loin; car Catulus et Pompée, les ayant arrêtés en Étrurie, les battirent et les mirent en déroute : une partie se sauva avec Lépidus dans l'île de Sardaigne, l'autre repassa les montagnes.

Maigre cet échec de son parti, Sertorius resta maître de la Province. Il y fit reconnaître l'autorité de son sénat, composé de sénateurs proscrits, et qui prenait le titre de « seul et véritable sénat romain; » il nomma un gouverneur et des magistrats, distribua des garnisons dans les places, et, sans perdre de temps, envoya un de ses lieutenants occuper les passages ordinaires des Alpes. Le sénat d'Italie ne traîna pas non plus les choses en longueur : quarante jours suffirent à son général de confiance, Gn. Pompée, pour rassembler une armée considérable, e1 il marcha vers Narbonne, emmenant avec lui, pour nouveau gouverneur, Manius Fontéius, homme formé à l'école de Sylla, avare, cruel, inflexible. Fontéius était chargé de rétablir l'obéissance dans la Province, et

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