‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 97 sur 454 · LIVRE VI. - CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE VI. - CHAPITRE I

hommes ; les Nerves, réputés les plus sauvages des Belges, 57 en offrirent autant: les Atrébates quinze mille; les Ainbiens dix mille; les Morins vingt-cinq mille; les Ménapes neuf mille; les Galètes dix mille; les Vélocasses et les Veromandues le même nombre; les Aduatikes dix-neuf mille ; les Éburons, joints aux Condruses, Gérèses, Pémanes, peuples compris sous la dénomination collective de Germains cisrhénans, devaient en envoyer quarante mille : total deux cent quatre-vingt-dix mille hommes1. César, inquiet de ces nouvelles, leva et organisa dans la haute Italie deux légions qu'il fit passer en Gaule sous les ordres d'un de ses lieutenants : ce qui porta les forces romaines à soixante-dix ou quatre-vingt-mille hommes environ, y compris les troupes auxiliaires de la Narhonnai-se, la cavalerie et l'infanterie légère numide, les archers crétois et les frondeurs des îles Baléares. Lui-même se rendit à son armée, dès que les fourrages commencèrent à devenir abondants; et, après avoir pourvu aux subsistances, il se mit en marche et arriva sur la frontière de la Belgique. Les Bèmes, à son approche, lui députèrent les deux personnages les plus éminents de leur cité, Iccius et Antebroge, avec ce message : « qu'ils se met- « taient, eux et tous leurs biens, à sa discrétion ; qu'ils « étaient prêts à lui livrer des otages, à prendre ses « ordres, à le recevoir dans leurs places, à l'aider de « vivres et de tout ce qui serait en leur pouvoir2. » Et pour faire valoir encore plus leur dévouement, les Rèmes ajoutaient « que, non contents de repousser les sollici- « tations des ennemis de Rome, ils avaient travaillé à en

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