‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 96 sur 454 · Id., ibid., vi · texte numérisé non relu

Id., ibid., vi

4. Quos quod adœquare apud Csesarem gratia intelligebatur. Id., ibid.

elle croyait avoir assez bien mérité de Rome pour prétendre à ses faveurs sans partage.

Ces intrigues, cet accroissement subit des Rèmes, joints à la proximité des quartiers de Labiénus, alarmèrent aussi les peuples belges; ils convoquèrent une assemblée générale où toutes les cités de la confédération furent sommées d'envoyer des députés-, toutes le firent, à l'exception de la cité rémoise1. Les Rèmes s'épuisèrent môme en efforts pour entraîner dans leur défection les Suessions, leurs frères, qui vivaient sous les mêmes lois, sous le même gouvernement, sous les mêmes magistrats, et pour les détacher comme eux du reste des nations belgiques; mais les Suessions n'hésitèrent pas à rompre plutôt le lien sacré de leur alliance, tant la conduite des Romains causait d'inquiétude , tant celle des Rèmes inspirait d'indignation2! Les Rellovakes, qui tenaient le premier rang par leur influence et leur nombre et qui pouvaient mettre cent mille hommes sur pied, en promirent soixante mille d'élite, si la guerre s'allumait, et demandèrent que le commandement suprême leur appartînt 3 ; mais il fut déféré d'un accord presque unanime aux Suessions à cause de leur chef Galba, qui jouissait d'un haut renom de sagesse et d'équité 4. Les douze villes de ce peuple s'engagèrent à fournir cinquante mille

1. Cces., Bell. Gall., n, 3. — Dio., xxxix, 2. — Plut., Cses., 20.

2. Tantum esse eorum omnium furorem, ut ne Suessiones quidem, f txtrcs consanguineosque suos, qui eodem jure et eisdem legibus utant nr, unum imperium unumque magistrat um cum ipsis habeant, deter- ] ère potuerint, quin cum his consentirent. Caes., loc. cit.

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