AI CIEL
l lu- (IciiiMinlr* cil n'IiahililJition <•( hmlr.s Kn l»ii« rs i« lainmi Inrenl tl<'])os(Vs, par los soins dnii ami (!<• Dorvillc. ainiarqucl ilu |H(Kureui-^<'n»Mal tl(* la ( '*n\y i(*\ al*' dr Paris.
:Î20 CKSAR BIUOTTEAIJ.
Pendant le mois ({iie duièrenl les foirnalilr^et les publications des bans pour le mariage de Césarine et fl'Anselme , Birolleau tut agité par d(\s mouvefuens fébriles. Il était incpiiet , il avait peur de ne pas vivre jusqu'au grand jour où l'arrêt sérail rendu. Son eœur palpitait sans raison, disait-il. lî se [)laignait de douleius sourdes dans eet organe aussi usé' j>ar les ('motions de lu douleur qu'il éiait l'aligné j»ar («ite joie suprême.
Les arrêts de i'«'diabilitation sont si rares dans le le ressort de la (loui; royale de Paris (pi'il s'en profionee à ]>eine mi en dix années. Pour lesgensquî prennent au séi-ieux la Sociét<'', l'appareil de la justice a je ne sais quoi de grand et de grave. Les institutions dépendent entièrement des senliinensque les hommes y altaclieni et des grandeuis dont la pensée les revêt. Aussi quand il n'y a plus, non pas de religion, mais de croyance chez un j>euple . quand l'éducation premièie y a relâche tous les liens conservateurs en habituant reniant à une inqjitoyable analyse , une nation esl-elli^ dissoute : elle ne l'ait plus corps (]ue par les blcs .'oiguou-
dures de l'intérêt matériel, par les commandemens du culte que crée l'Egoïsme bien entendu. Psourri d'idées religieuses, Birotteau acceptait la Justice pour ce qu'elle devrait être aux yeux des hommes , une représentation de la Société même , une auguste expression de la loi consentie, indépendante de la forme sous laquelle elle se produit : plus le magistrat est vieux , cassé , blanchi , plus solennel est d'ailleurs l'exercice de son sacerdoce (jui veut une étude si profonde des hommes et des choses, qui sacrifie le cœur et l'endurcit à la tutelle d'intérêts palpitans.
Ils deviennent rares , les hommes qui ne montent pas sans de vives émotions l'escalier de la Cour Royale , au vieux l*alais-de-Justice à Paris ! et laucien négociant était un de ces hommes.
Peu de [personnes ont remarqué la solennité majestueusfî de cet escaliei" si bien placé pour produire de l'effet , il se trouve en haut du péristyle extérieur qui orne la cour du Palais , et sa porte est au milieu dune galerie qui mène d'un bout u. 21
à l'immense salle des Pas-Perdus, de l'autre à la Sainte-Cxhapelle , deux monumens qui peuvent rendre tout mesquin autom* d'eux. L'église de saint Louis est un des plus imposans édifices de Paiis , H son aboid a je ne sais quoi de sombr«' »;t de romantique au fond de cette galerie. La grande salle des Pas-Perdus offre au contraire une échappée pleine de clartés, et il est difficile d'oublier que l'histoire de France se lie à cette salle. Cet escalier doit donc avoir quelque caractère assez grandiose, cai' i! n'est pas trop écrasé par <.'es deux magnificences , peut-être Tame ) est-elle remuée à l'aspect de la place où s'exécutent les an'êts, vue à travers la riche grille du Palais. ï/esealier débouche sur une immense pièce , l'antichambre de celle où la Cour tient les audiences d»' sa première «hambre , et qui forme la salle des Pas-Perdus de la (^our.
Jugez quelles émotions dut éprouver le failli qui fut naturellement impressionné par ces acces- >x)ires , en montant l\ la Cour entouré de ses amis, Lebas, le président du tribunal de commerce-
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(irasset, son juge-commissaire ; Ragoii, son patron ; monsieur l'abbé Loraux son directeur. î.e saint prêtre fit ressortir ces splendeurs humaines par une réflexion qui les rendit encore plus iujposanles aux yeux de César.
Pillerault, ce philoso})he pratique avait imagint' d'exagérer par avance la joie de son neveu pour le soustraire aux dangers des événemens imprévus de cette fête. Au moment où l'ancien n«''un<iaiu finissait sa toilette , il avait vu venir ses vrais amis qui tenaient à honneur deraccompagn<'j" à la barre de la Cour. Ce cortège développa chez \r brave homme un contentement qui le jeta dans l'rxaîîa- 1 ion nécessaire pour soutenir le spe<ta<l«' iiujH.s^jnt fie la cour. Birotteau trouva d'autr«»s amis nimis dans la salle des audiences solrnmdics nù siégeaient une douzaine de cons<^ill«'rs.
Après l'appel des causes , l'avoué' dr nir«>Ji»au lit la demande en quelques mois. Sur uii ^J^'^l^• du premier président, l'avocat - gé'iici al . imil.à donner s(\s con<'lusions, se hna. Le pro» m « lu-
général , 1 homme qui représi»nte la vindiclc pu-
blique allait demander lui-même de rendre l'hoavneur au négociant qui n'avait fait que lengagei- : cérémonie unique, car le condamné ne peut êlii* que gracié. Les gens de cœur peuvent imaginer les émotions de Birotleau quand il entendit M. de Marchangy piononcer un discours dont voici labrégé.
«Messieurs, dit l'avocat-général, le 16 janvier 1810, Birotleau fut déclaré en état de faillite, par un jugement du tribunal de commerce de laSeiiK'. Le dépôt du bilan n'était occasioné ni par l'iiiiprudence de ce commerçant, ni par de fausses spéculations, ni par aucune raison qui pût entacher son honneur. Nous éprouvons le besoin de le diic hautement, son malheur fut causé par un de ces désastres qui se sont renouvelés à la grande douleur de la Justice et de la Ville de Paris. 11 éiaif réservé à notre siècle où feiinenlera long-temps encore le mauvais levain des mœurs, des idées révolutionnaires, de voir le notariat de Paris s"«'carter des glorieuses traditions des siècles précédens, et produire en quelques années autanl de
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faillites qu'il s'en est rencontré dans deux siècles sous l'ancienne monarchie. La soif de l'or rapi- «I<nnent acquis a gagné les officiers ministériels, tes tuteurs de la fortune jmblique, ces magistrats bitermédiaires! »
Il y eut une tirade sur ce texte où l'avocat-gén<'r'al dévoué aux Bourbons trouva moyen d'incriminer les libéraux, les bonapartistes cl autres ennemis du trône. L'événement a prou v*' que cemaj^istrat et son chef monsieur lielhnt avaient raison <lans leurs appréhensions.
« La fuite d'un notaire de Paris, (pii emportait l< 'S fonds déposés chez lui par Birotteau décida la l'iiiiie de l'impétranl, re|(rit-il. La Cour a rendu dans cette affaii-e un arrêt cpii prouve à quel pouitla t onhance des ciieiis de Roguiii fut indignement U'om])é<'.
» Vn concordai inlei'vint.
» iNous ferons (►bs('iv<'r (pie lesop('i'alions ont été r'<'marquables pai'une pureliMjui ne S(> l'encoiUi'cen Mucune des faillites scandaleus(*s doiil esl aflligé le eom nierce de Paris. L<'s cK'Mneieis de Hirotleau
trouvèrent les moindres choses que l'infortuné possédât. Ils ont trouvé , Messieurs, ses vêtemens, ses Jjijoux, enfin les choses d'un usage purement j)ei'sonnel, non seulement à lui , mais h sa femme ([ui abandonna tous ses droits pour grossir l'actif. Birotteau, dans cette circonstance , a été digne de la considération qui lui avait valu ses fondions munici})ales ; il était adjoint au maire du deuxième arrondissement et venait de recevoir la décoration de la Légion-dlîonneur accordée autant au dévouement du royaliste qui luttait en vendémiaire sur les marches de Saint-Roch, alors teintes de son sang, qu'au magistrat consulaire estimé pour ses lumières, aimé pour son esprit conciliateur, et au modeste officier nmnicipal qui venait de refuser les honneurs de la mairie en indiquant un plus digne , l'honorable bai'on de l^i Billardière, un des nobks ^ (iidéens qu'il avait appris à estimer dans les mauvais jours. »
— Cette phrase est meilleure que la mienne, dit César à l'oreille de son oncle.
« Aussi, les créanciers , trouvant soixante pour
(^ent de leurs créances par rabaudoii que ce loyal négociant faisait, lui, sa femme et sa fille de tout ce qu'ils possédaient ont-ils consigné les expressions de leur estime dans le concordat qui intervint entre (aix et leur débiteur et par lequel ils lui faisaient remise du reste de leurs créances. Ces témoinages se recommandent à l'attention de la Cour })ar la manière dont ils sont conçus. >»
Ici Tavocat-général lut les ( onsidérans (!u concf-rdat.
« Kn présence de ces bienveillantes dispositions, Vïessieurs , beaucoup de négocians auraient pu se croire libéiés ; ils aurait^nt marché fiejs sui* la place [lublique. Loin de là , Biiotteau, sans se laisser abatire, forma dans sa conscience le projet d'arriver ;ni jour glorieux qui se lève ici pour lui. Rien ne l'a Il ])u((''. Une place fut accordée par notre bien aimé xnuvci'ain pour (^)nncl• du pain au blessé» de Saintlîocb , le failli en rései'va les ai>poin(einens à ses rn'ancicrs sans ) rien prendre j)our ses besoins , ( ;ir le dévoùnieur de la famille ne lui :i pas manqué... »
BiroUeau pressa la main de son oncle en pleulant.
« Sa femme et sa (ille versaient au tiésor eoninmn les fruits de leur travail ; elles avaient épousé la noble pensée de Birotleau. Chacune d'elles est descendue de la position qu'elle occupait pour en prendre une inférieure. Ces sacrifices, Messieurs, doivent être hautement honorés , ils sont les plus «iiftîciles de tous à faire. Voici quelle était la tâche ({lie Birolteau s'était imposée. »
Ici l'avocat -général lut le résumé du bilan . en désignant les sommes qui restaient du(^s et le nom des créanciers.
« Chacune de ces sommes , intérêts compiis , a été payée, 3Iessieurs, non par des quittances sous signatures privées qui appellent la sévérité de Tenqiiète, mais par des quittances authentiques par lesquelles la religion de la Cour ne saurait être surprise , et qui n'ont pas empêché les magistrats <l<^ faire leur devoir en procc'dnnt à l'enquête exigée par la loi. Vous lendrez à lîirotteaii non pas l'honneur, mais les (bMiis <lont il se trouvait
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privé, et vous lerez justice. De semblables spectacles sont si rares à votie audience que nous ne pouvons nous empêcher de témoignei' à l'impétrant (OU) bien nous applaudissons à mu} (elle conduite,
• |ue déjà d'augustes proleciiuns avaient encouragée. »
Puis il lut ses conclusions formelles «'ii style de jtalais.
La Cour délibéra sans sortir, le président se leva
• l prononça l'arrêt.
— La ('oui-. (lit !<' premier prc'sident, exprime à nirotteau la satisfaction qu'elle éprouve à rendre tiii pai'eil ari'êt. Greftîer, appelez la cause suivante.
l>ij-otleaa déjà velu du caftan d lioniK'ur (jjie hii passaient les piirases pompeuses de Marchangy , lionune assez lilléraire. fii! foudroyé déplaisir en entendant la phrase solennelle diir pin- le preniit r pn'sident delà premier*' (lom- dit r(>\;nnne. <i <|iii accusait des Iressailh'mcns dans le m'uv dr limpassil)lejuslic<' Innnain»-. Il ne jnil ipiiltci- sa place a la barre : il \ ji;niil < Inni', rej^ardaul (Vun aii- Ix'--
héié les magistrats comme des anges qui venaient kii n'ouvrir les portes de la vie sociale. Son oncle le prit par le bras et l'attira dans la salle. César. <|ui n'avait pas obéi à Louis XVÏIÏ , mit alors mnchinalement le ruban de la Légion à sa boutonnière , fut aussitôt entouré de ses amis et porté vn îtiomphe jusque dans la voiture.
— Où me conduisez- vous j mes amis? dit-il à .Joseph Lebas, à Pillerault et à Ragon.
— <]hez vous.
— Non , il est trois hernies ; je veux entr<!'r à la Br/urse et user de mon droit!
— A la Bourse! dit Pillerault au cocher en faisenî un signe expressif à Lebas , car il observait chez le réhabilité des symptômes incfuiétans; il craignait de le voir devenir fou.
L'ancien parfumeur entra dans la Bourse, don- H;jîit le bras à son oncle et à Lebas , ces deux nég'xians vénérés. Sa réhabilitation était connue. 1^ première personne qui vit les trois nég(Kians, suivis par le vieux Ragon, fut du Tillet.
— Ah! mon cher patron, je suis enchanté de
savoir que vous vous en soyez tiré. J'ai peut-être roiîtribntï , par la facilité avec laquelle je me suis laissé tirer une plume de l'aile par le petit Popinot. à cet heureux dénouement de vos peines. Je suis content de votre bonheur comme s'il était le mien.
— Yous ne pouvez pas l'être autrement, dJ( Pilleraull. Ça ne vous arrivera jamais.
— Conmient l'enlendez-vous , monsieur, dit du Tiilet ?
— Parbleu! du bon côté , dit Lebas en souriaiif lie la malice vengeresse de Pillorault, qui, sans rien savoir, regardait cet honnne connue un scélérat.
Matifat reconnut César, Aussitôt les iiégocians !<' mieux famés entourèrent l'ancien parfumeur el Uii firent une ovation boursière ; il reçut les compiimens les plus flatteurs, des poignées de main qui l'éveillaient bien des jalousies, excitaient quelques remords, car sur cent personnes qui se proluenaicnl là,li('nl(' aviéniil rK[ni(l('>. (ligonni^t et (iobseck, <[ni causaicnl dans uii coin, regardèreni le vertueux |!aifunieur comme les pliysiciens regarderaient \('\)rviniQv gywnotc-i'fcrtrùfiic qui pfit
leur être amené. Ce poisson, armé de la puissance 4'une bouteille de Leyde est la plus grande ( uriosilé du règne animal.
Après avoir aspiré l'encens de son triomphe , (]ésar remonta dans son liacre et se mit en route pour revenir dans sa maison où se devait signer le contrai de mariage de sa t hère Césarine et du dévoué Popinot. II avait un rire nerveux qui frappa ses trois vieux amis.
Un défaut de la jeunesse est de croiie tout le monde fort comme elle est forte , défaut qui tient d'ailleurs :i ses qualités : au lieu de voiries hommes et les choses à traveis des besicles, elle les color«^ des reflets de sa tlanmie , et jette son trop de vie jusque sur les vieilles gens. Comme Césaiet Constance, Popinot conservait dans sa mémoire ime fastueuse image du bal donné par Birotteau. Durant ces (rois annr'cs d'c'preuves, Constance el César avaient, sans se le dire, souvent entendu l'orchestre de Collinet , revu l'assemblée fleurie , et goûté cette joie si cruellement punie, comme Adam et Eve duient penser parfois à ce fruit dé-
l'endu qui donna la mort et la vie à toute leur })Ostërité, car il parait que la reproduction des anges est un des mystères du ciel. Mais Popinot pouvait songer à cette fête, sans remords, avec délices : Césarine dans toute sa gloire s'était promise à lui pauvre ; pendant cette soirée, il avait eu l'assurance d'être aimé pour lui-même ! Aussi , quand il avait acheté l'appartement restant par Rohault à Céiestin en stipulant que tout y resterait intact, quand il avait religieusement conservé les moindres choses appartenant à César et à Constance , rêvait-il de donner son bal , un bal de noces.
Il avait préparé cette fête avec amour, en imitant son patron, seulement dans les dépenses nécessaires et non dans ses folies ; les folies étaient faites. Ainsi le dîner dut être servi par Chevet, les convives ('laient à peu près les mêmes. L'abbé Loraux rem- ()la(;ait le grand chancelier de la Légion-d'Honoeur , le pn'sident du tribunal de connnerce Lebas n'y manquait point. Popinot invita M. Grasset pour le remercier des égards qu'il avait prodigués à Birotleau. M. de Vandenesse et M. de
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Foniaioe vinrent à la [jlace de Roguin et de sa fcnime. Césarine et Popinot avaient distribue leurs invitations pour le bal avee discernement. Tous deux redoutaient également la publicité «fune noce ; ils avaient évité les froissemens qu'y ressentent les cœurs tendres et purs en imaginant de donner le bal pour le jour du contrat. Constance avait retrouvé cette robe cerise dans laquelle pendant un seul jour elle avait brill(^ d'un éclat si Ingilif ! Césarine s'était plue à faire à Popinot Ja snrpi'ise de se montrer dans cette toilette* de bal, dont il lui avait parlé maintes et maintes fois. Ainsi , {appartement allait ofl'rir à Birotteau le spectacle rncbanteur qu'il avait savouré pendant une seule moirée. Ni Constance, ni Césarine, ni Anselme n'avaient aperçu de danger pour Césai', dans cette «'norme surprise ; ils rattendaiont à quatre heures avec une joie qui leur faisait taire des enfantillages.
Après les émotions inexprimables que venait de lui causeï* sa rentrée à la Bourse, ce héros de probit*' conmierciale allait avoir le saisissement
i\uï raltt'iidail rue St-Honorë. Lors<|u'eii nmtrant diuis son ancienne maison, il vit au bas tle lescalier, resté neuf, sa femme, en robe de \(3lours cerise, Césarine, le comte de; Fontaine, le vicomte de Vandenesse, le baron de la Billardière, l'illustre Yauquelin, il se répandit sui- ses yeux un léger voile; et son oncle Pillerault qui lui donnait le bras sentit un frissonnement inh'rieur.
— C'est trop, dit le philosojJïe à ramouit ii\ Anselme ; il m* pourra jamais porter tout le vin que lu lui verses!
La joie était si vive dans tous les cœurs, tiur rbacun aUril)iia l'émotion de César et ses tréUti bemens à quelque ivresse bien naturelle, uutis souvent mortelle. En se retrouvant cbez lui, m rrvoyaut sou salon, ses convives, parmi l<'s<pu'ls ♦iaienl des femmes babillées pour Ic^ bal . t«)ut ii < Mup h; mouvement béroïque du iinale d( h l^raudr; symphonie de Heelboveu ixiata danss;i irir l'I dans son cœur. Celte musicpie idéale rayoïma . jM'tilla sur (ous les modes, lit sonner s<'s eîai-
rons dans les méninges de cette cervelle fatiguée . pour liu|uelle ce devait être le grand finale.
Accablé par celte harmonie intérieure, il alla prendie le bras de sa femme et lui dit à l'oreille dune voix éloutTée par un flot de sang contenu. — Je ne suis pas bien !
Constance effrayée le conduisit dans sa chambie où il ne parvint pas sans peine , où il se précipita dans un fauteuil , disant : — Monsieur Haudry . monsieur Loraux !
L'abbé Loraux vint . suivi des convives et des femmes en habit de bal qui tous s'arrêtèrent e! formèrent un groupe stupéfait. En présence de ce monde ileuii , César serra la main de son confesseur, et pencha la tête sur le sein de sa femme agenouillée. In vaisseau s'était déjà rompu dans sa poitrine, et par surcroît , fanévrisme étranglait sii dernière respiration.
— Voilà la nuut du juste! dit l'abbé Loraux dune voix grave en montrant César par un de ces gestes divins que Rend^randl a su deviner
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pour son tableau du C.hrist rappelant Lazaie à la vie.
Jésus ordonne à la terre de rendre sa proie . le saint prêtre indiquait au fiel un martyr à décorer de la palme éternelle î