J. Leturcq, Kolice sur Jacques Guay, p
2. L. Millin, InlioJ. à ntude île Vanhcol. el des pierres gravées, p. 2i6; J. Leturcq, op. cil., p. 6, note 2.
LES SIMON liT LEURS COXTEMPORALXS 215
légua ;ui Cabinet des Médailles où on peut les admirer aujourd'hui, dans une vitrine spéciale '. Mayer Simon lui laissa aussi la maison deCuav, au n" 6 de la rue i^ortefoin, et Henri Heck, à son tour, la légua, par testament en i.S45,àj.-l-. I.eturcq, qui, à côté de ses occupations industrielles, fut aussi amateurde pierres fines et se fit rhistorien de Jacques Guay '. \'oilà, certes, une maison qui compte dans l'histoire de la glyptique, et je voudrais que, sur la façade, une plaque commémorative rappelât au moins le nom de Jacques (luav dont les œuvres provoqueront l'enthousiasme aussi longtemps que la civilisation vivra.
Jean-Henri Simon, né à Bruxelles, le 28 octobre 1752, mort en 1854, était le frère puîné de Jacob-AIayer Simon. On le confond souvent avec son fils, Jean-Maric-Amable-Henri Simon, et le fait est qu'il est souvent impossible de distinguer leurs œuvres "'.
Jean-Henri Simon, le père, élève de son père et de son frère aîné, avait à peine quinze ans, lorsqu'en 1767. il fut nommé graveur en médailles et en pierres fines du prince Charles de Lorraine. C'est en cette qualité qu'il exécuta un camée sur calcédoine, signé S, qui représente le buste de l'empereur Joseph II et se trouve aujourd'hui conservé au Cabinet impérial de \'ienne ••.
En 1775, il vint se fixer à Paris, où grâce à la protection du prince de Ligne, il fut nommé graveur du duc de Chartres, plus tard duc d'Orléans. Au concours de 1784 pour le titre de graveur du Roi, il réussit dans la perfection, paraît-il, à graver en trois jours, sur une sardoine à deux couches, un tigre couché, travail pour lequel ses concurrents demandaient un délai de trois mois.
1. J. Leturcq, Nolia' sur Jacques Giiay, p. 5-4; E. Babelon, Catalogue de; camées, Introd., p. CLXXVi.