‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 146 sur 155 · J. Mariette, Traité des pierres gravées, t. II, pi. XLVi · texte numérisé non relu

J. Mariette, Traité des pierres gravées, t. II, pi. XLVi

5. E. Babelon, Catalogue des camées, pi. Lxvii, n» 555. Chaton d'une bague en or.

LES SIMOX ET LEURS CONTEMPORAIXS 22 1

linc, signée ainsi ; JEUFFROY SCULPSIT- F IAN-I788. [PI. XVI, fig. 12] '. Un buste sans originalité du Premier Consul, en camée sur sardonyx à deux couches, porte, sur la tranche du bras : JEUFFROY 1801 [PI. XVII, fig. 10] \

On remarque enfin sous les vitrines du Cabinet des Médailles une belle et grande intaille avec le buste de l'architecte Charles de Wailly (i 729-1 798), exécutée en 1807 [PI. XVI, fig. 5j >, et deux portraits du chimiste Fourcroy (175 5-1809), l'un en intaille [PI. XVI, fig. 8], l'autre, en camée, sur une agate à deux couches, signée : JHUM-ROY F [PI. XVI, fig. 14] \

Les livrets des Salons nous apprennent que Jeuffroy exposa à la fois des médailles, des camées et des intailles de 1804 à 1819. Les plus remarquées de ces gemmes furent, outre celles que nous venons d'énumérer, les suivantes dont le sort nous est inconnu: Tête de Jupiter; — L'Amour voyageant sur son carquois; — Tête de Régulus; — Les trois Consuls de la République française;— M'"^' d'Épréménil en Minerve; — M"^'= Regnault de Saint- Jean d'Angély ; — M'"'^ Cosway ; — Dancarville ; — Un Ange en adoration.

Jeulïroy tut le meilleur graveur sur gemmes de son temps et dans le genre néo-grec à la mode, il l'emportait sur les Simon, ce qui explique et justifie le succès dont il jouit. Néanmoins s'il ne manquait pas de talent, l'originalité lui taisait défiiut. Les quelques sujets que nous connaissons de lui, qui sont gravés d'après l'antique, montrent que s'il eût persévéré dans cette voie et copié les chefs-d'œuvre de l'antiquité et de la Renaissance italienne, il eût pu rivaliser avec Girometti, Cerbara et les deux frères

1. Chabouillet, Calahgue, no 25 14. Voir au sujet de cette int.iille la singulière méprise de Millin, que j'ai racontée dans la GaiclU des Beaux-Arts, livr. de janvier 1899, p. 35.

Page 1