E. Babelon, Catalogue, no
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Jean et Louis Pichlcr. A cette époque, en effet, ceux-ci fixés soit à \'ienne, soit à Rome, inondaient Tlairope de leurs gravures d'après l'antique, toutes d'une habileté remarquable. Ces artistes d'une singulière fécondité, sont toujours demeurés étrangers à la France, mais nous ne pouvions nous dispenser de citer au moins leurs noms, en raison de l'influence universelle qu'ils ont exercée'.
Dès le commencement du xix'-' siècle, l'histoire de la gravure sur pierres fines, en France, entre dans une nouvelle phase par suite des règlements administratifs imaginés dans le but de l'encourager, de la protéger et, peut-être un peu trop de la diriger. On la maria avec la gravure en médiiilles, et cette alliance qui n'avait été jusqu'alors qu'une union libre, intermittente, souvent féconde ne parait avoir rien gagné à cette consécration officielle, bien qu'elle ait duré jusque vers la fin du xix'= siècle. Dans sa séance du samedi ii juin 1803 (22 prairial, an XI), la Classe des Beaux- Arts de l'Institut national décida : « A dater de l'an XIII (1805), il y aura tous les deux ans un grand prix pour la gravure en médailles et pierres fines. « Ce règlement fixe, en outre, les conditions du concours ".
Survint ensuite le décret du 6 septembre 1804 (24 Fructidor, an XII), instituant trois grands Prix de deuxième classe pour récompenser les trois meilleurs ouvrages de gravure « en taille douce, en médailles et sur pierres fines ' ». Les prix furent décernés à Rambert Dumarest, André Galle et Jeuffroy. Andrieu
1. Nous rappellerons qu'il v eut trois graveurs en pierres fines du nom de Fichier. Le premier, Antoine Fichier, né en 1700, à Brixen, dans le Tyrol, vint s'installer à Naples en 1750 : il signe ses œuvres A'U, initiales de son nom en grec. Il eut deux fils qui exercèrent, comme lui, la profession de graveurs sur pierres fines. L'aine, Jean Fichier, signe niXAEP, et ses oeuvres sont aussi excellentes que nombreuses ; il mourut à Rome en 1791 et mérita d'avoir un biographe. Le second, Louis, qui signe A IlIXAEI^, travailla à Vienne et à Rome ; il reçut en 1808 le titre de graveur de l'empereur François I'-"' (E. Babelon, Catalogue, Intr., p. xcvii, xcviii, ex et cxi).