E. Babelon, Catalogue, n
E. Babelox. — Histoire de la gravure sur pcuunes.
de la démonstration. L'un de ses disciples est à côté de lui, au second plan : c'est sans doute saint Jean, l'apôtre bien-aimé. Deux autres sont placés en face de leur divin Maître et prêtent une oreille attentive à son discours; derrière Jésus, se tiennent deux anges musiciens '.
C'est peut-être un peu plus tard, à cause de son st}-le meilleur, qu'appartient notre camée, sur sardonyx à deux couches, qui représente Moïse et le serpent d'airain [PI. V, fig. 7] '. Le législateur des Hébreux, barbu, sa baguette à la main, montre au peuple le serpent d'airain qu'il vient d'ériger au-dessus d'une colonne. Le monstre a plutôt l'aspect du basilic que du serpent. car il a des pattes et des ailes. Sur le sol, on voit ramper trois des serpents de feu envoyés par Jéhovah. Le peuple est représenté par quatorze personnages, parmi lesquels on reconnaît des malades que d'autres soutiennent et qui se sont traînés jusque-là pour obtenir leur guérison ; les visages ont le type juif très caractérisé, ce qui indique de la part de l'artiste la préoccupation de l'exactitude dans le détail. Au-dessus de cette scène, l'inscription hébraïque mise dans la bouche de Moïse par le texte biblique : «Celui qui le regardera, vivra. »
La collection impériale de Menne renferme, de son côté, plusieurs camées que leur style place dans le moyen âge occidental. L'un représente une tête de chevalier couvert de sa cotte de mailles, que AL de Sacken regarde comme un travail italien du xiii'= siècle [PL V, fig. 8] '. Sur un autre, c'est un roi couronné,