E. Bahelon, Catalogue des camées, p
2. E. Babelon, Catalogue des camées, etc., n» 395, p. 225. Ce camée, qui peut être de travail italien, a appartenu au p.ipe Clément XIV qui en fit présent à Louis XV en 1773, à l'occasion de la suppression de l'Ordre des Jésuites.
3. Ed. von Sacken, dans le Jahibuch d(r Kunithistoiischiii Sav:mhii:gen des a. h. Kaiser- Imuses in Wien, t. II, 1884, p. 37 et pi. 111, fig. j. Ccmparez, par exemple, la tCte coifiee d'un capuchon de mailles qui forme le type du sceau de Robert, chapelain de Kotre-Dame de Salins, en 1322. G. Demay, Inventaire des sceaux de l'Artois et de la Picardie, p. 268, no 2514 et planche.
trônant de f\ice, comme sur des monnaies et des sceaux du xiii'= et du XIV* siècles; il a le sceptre en main et les bras du trône sont ornés de têtes de lion; à droite et à gauche, la reine et un jeune prince se tiennent debout [PI. V, fig. 9] '.
C'est au xiri= siècle qu'appartient, par son style, une petite intaille du Cabinet des Médailles où l'on voit un buste de la Vierge, nimbé et voilé [PI. V, fig. 10]. Nous ferons remonter jusqu'à la même période une autre intaille de plus grandes proportions, qui représente l'Éducation de la \'icrge [PI. V, fig. 11] '. Sainte Anne debout, un livre d'une main, donne l'autre main à sa fille. Les deux figures sont de foce et nimbées; la \'iergc a de plus, une couronne, comme les figures royales des monnaies de la seconde moitié du xiii"^ siècle. Le sol ondulé et semé de fleurs rappelle certains détails des miniatures du même temps.
Il convient aussi de placer en plein moyen âge tout un groupe de gemmes magiques ou astrologiques, la plupart avec des légendes latines, en tête desquelles nous placerons un jaspe sanguin de la collection de M. Creuzot, à Beauvais [PL W, fig. 12] ' ; son style le rapproche des gemmes sigillaires du xiii^ siècle, dont nous parlerons bientôt. On y voit un personnage vêtu d'une tunique, qui. d'une main, verse à terre l'eau contenue dans un seau, tandis que, de l'autre, il s'apprête à faire descendre dans un puits à margelle, un autre seau attaché au bout d'une corde. Dans le champ, on lit le mot AQRIVS, pour Aqiiarius. " le \'erseau », et une inscription arabe que les Orientalistes lisent : Bordj ed-deloii, « signuni sitiila; ». Tout le moyen âge, chrétien et musulman, croyait à la vertu protectrice des signes
1. J. Arneth(D/« Cinquecento Cameen, p. 127 et pi. XXII) voulait reconnaître ici Salomon et la reine de Saba, et il attribuait le camée au xive siècle.