E. Babelon, Catalogue des camées, nos 580, 581 et
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qucnimcnt traites dans rémaillcric. la tapisserie, la miniature et ttuites les branches de l'art au xv'^ siècle. Les autres camées sur coquilles dont nous parlons proviennent, eux aussi, de débris de reliquaires français. L'un représente Dieu le Père, bénissant, vu à mi-corps '; deux autres figurent des anges '; un troisième. Adam et Hve dans le Paradis terrestre [PL VIII, fig. 4] ' ; un quatrième, qui représente le roi Josaphat, a dû faire partie d'un arbre de Jessé ou généalogie de la \'ierge *: un cinquième enlin est la reproduction d'un épisode de la légende de la t'emme de ^'irgile. si populaire au moyen âge [PI. VIII, fig. 5| '. On y voit deux hommes qui tiennent chacun une torche allumée. L'un, barbu, est coiffé d'un chapeau de paille à larges bords, vêtu d'une ample tunique et d'un manteau ; il fiit un geste indicateur à son compagnon qui. lui, est un adolescent, imberbe. Dans le champ on lit la singulière inscription suivante : LE FEV AV CV t)E LA DAME Ï3E VIRGILE. Pour comprendre cette scène curieuse, il fitut se rappeler que, dans la légende du moyen âge, Virgile qui passait pour un grand magicien, était tombé amoureux de la lille d'Auguste, malgré l'empereur. Il avait obtenu de sa belle qu'elle le hissât jusqu'à sa fenêtre dans un panier, à l'aide d'une poulie. A l'heure convenue, Virgile prend place dans le panier; mais à mi-chemin de son ascension, la princesse noue la corde pour laisser le galant téméraire exposé à la risée des passants. Le poète-magicien, mis ainsi en fâcheuse posture, imagina pour ne pas être vu, d'éteindre tous les feux de la ville; puis il mit comme condition à son intervention miraculeuse pour faire cesser cette calamité publique, que la fille d'Auguste fût dépouillée de tous ses vêtements et exposée ainsi sur la grande place de