‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 82 sur 155 · E. Babelon, Catalogue, nos 624 et · texte numérisé non relu

E. Babelon, Catalogue, nos 624 et

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tiques étouB'érciit bientôt ces heureux commencements et la Saint- Bartliélemy fut le tombeau de la collection royale.

Malgré tout, sous son règne, et même sous celui du faible Henri III qui sut encore rassembler les vases et joyaux de l'Ordre du Saint-Esprit, et constitua en corporation les joailliers et marchands de pierres taillées à iacettes, trois graveurs en pierres fines furent honorés de la faveur et de la protection royales : ce sont Olivier Codoré, Julien de Fontenay et Guillaume Dupré.

Longtemps on a cru que le nom de Codoré ou Coldoré n'était que le pseudonyme ou le sobriquet de Julien de Fontenay '. Mais un document émané de la chancellerie du roi Charles IX a permis d'établir entre les deux graveurs contemporains une distinction formelle -. Charles IX, dans ce texte officiel, appelle Codoré a notre bien aimé Olivier Codoré, tailleur et graveur en pierres précieuses ». Cet artiste dont on ne connaît aucune œuvre authentique qui porte sa signature, vécut jusque sous le règne de Louis XIII. Serait-ce à lui que nous devons un joli camée qui représente Henri de Lorraine, duc de Guise, le deuxième Balafré et le fondateur de la Ligue (1550-1588) [PL IX, fig. T\ \

Julien de Fontenay figure comme graveur en pierres fines sur l'Etat de la maison du Roi en 1596; il demeurait alors à Fontainebleau; on le trouve ensuite nommé dans des lettres patentes de Henri IV, du 22 décembre 1608, portant privilèges en faveur des artistes logés sous la grande galerie du Louvre. Henri 1\'. qui le qualifie son « valet de chambre et graveur en pierres précieuses », porta ses gages à cent livres '. Julien de Fontenay fut

1. J. Mariette, Traité des pierres gravées, t. I, p. 1 35 à i 3S ; J. Laharte, Hiit. des arts industriels, t. III, p. 211-212.

2. Ph. de Chennevières, dans les Archives de l'art français. Dociniieiits, t. III, p. 59 ; A. Chabouillet dans le Bulletin de la Société de l'histoire de l'att français, juillet 1875, p. 38.

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