‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 88 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La glyptique française au XVIIe siècle et au commencement

du XVIIIe.

La mort inopinée de Henri I\' vint, encore une fois, porter un coup iatal à cette Renaissance de la glvptique française qui, avec Guillaume Dupré, s'était enfin alTranchie des formules italiennes et entrait dans une voie vraiment nationale.

Le garde de la collection royale, Rascas de Bagarris, auquel manquaient désormais toute protection efficace et tout encouragement, reprit, dès 1612, le chemin de la Prcnence, en remportant avec lui sa propre collection qui comprenait 957 gemmes dont 200 camées. Les artistes n'étant plus soutenus cessèrent, ou à peu près, de graver des gemmes, pour se tourner du côté de la médaille, et dans ce genre plus goûté, Guillaume Dupré continua à produire d'immortels chefs-d'œuvre. C'est pourtant encore à lui ou à l'un de ses deux émules, Coldoré et Julien de Fontenay, que nous devons deux magnifiques intailles sur jaspe sanguin qui représentent Marie de Médicis et Louis XIII enfant [PI. IX, fig. 13 et 14] '. Un joli camée sur une opale à reflets dorés qui représente encore le jeune Louis XIII [PI. XIL fig. 1] est sans doute aussi l'une des dernières oeuvres de ces artistes officiels; il est entouré d'une élégante monture du temps, en or émaillé, qui affecte la

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