‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 90 sur 155 · J. Mariette, Traite des pierres gravées, t. I, p · texte numérisé non relu

J. Mariette, Traite des pierres gravées, t. I, p

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trouvé les remèdes, estunl parvenu à celle facililé que, dans deux heures, il peut mcniler une aiilique et rendre l'enipreinte acctimplie, si ce n'est qu'elle fust de telle grandeur qu'elle eust besoin d'estre lonu;uement recuite. » '.

Cependant, si Louis XIII ne s'occupa guère de gemmes gravées et d'antiquités, reconnaissant lui-même qu'il « voit peu de cette antienne » \ son frère Gaston, duc d'Orléans, se montra au contraire un curieux passionné. Outre des médailles, des antiques et des curiosités de toute sorte, ce prince avait rassemblé une très remarquable collection de gemmes, camées et intailles, qu'il tenait en grande partie du président de Mesmcs, lequel les avait acquis de Louis Chaduc, conseiller au présidial de Riom.qui luimême les avait recueillis en Italie '.

Quand il mourut, en 1660, Gaston, fort médiocre politique, diton, mais amateur de goût autant que désintéressé, légua toutes ses collections au roi Louis XI\', son neveu; ce grand acte de libéralité porta la suite des pierres gravées du Roi à un degré de richesse qui, aujourd'hui encore, lui assure le premier rang par rapport aux collections similaires des autres pays ■*. Ainsi improvisé collectionneur, Louis XI\', en digne petit-fils de Henri IV, sut s'élever à la hauteur des circonstances. Conseillé par Colbert, il réunit les collections de Gaston à celles qu'il possédait déjà, et tout l'ensemble fut installé dans une salle du Louvre; après quoi, il donna l'ordre au garde de son Cabinet, l'abbé Bruneau, d'en dresser un inventaire détaillé. Cet inventaire, -daté de 1664, constate que la collection royale comprenait alors 180 camées et 300 intailles '.

1. NoiiveUcs mxhives de l'art Jrançais, 2<-' série, t. II, 1880-1881, p. 511.

2. Lettre de Louis XIII à son frère Gaston, publiée dans la Revue numismatique, t. Vil, 1842, p. 75 ; E. Babelon, Le Cabinet des Antiques, Introd., p. vu.

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