J. Leturcq, op. cit., p. 22 et
5. Il s'agit du comte de Villeneuve de Vence, lieutenant-général des armées du Roi et gouverneur de La Rochelle. Sa collection d'auvres d'art a fait l'objet d'un catalogue de vente par Pierre Rémy (Paris, 1760, in- 12), dans lequel l'intaille en question est décrite comme suit : « Une pierre de jaspe gravée en creux, montée en bague, représentant un prêtre ég}ptien, par Guay. » J. Leturcq, Notice sur Jacques Guay, p. 22, 158 et 201.
6. Laurent Natter, Traite de la méthode antique de graver en pierres fines, préf., p. xxxili ; J. F. Leturcq, Notice sur Jacques Guay, p. 52 et 2ji.
L'appréciation du mérite de cette œuvre par Natter nous est suspecte, à cause de la jalousie dont le graveur allemand a plus d'une fois donné la preuve vis-à-vis de Guay '. Le sort de cette gemme est inconnu.
Jacques Guay exécuta, sans nul doute, beaucoup de sujets autres que les neuf qui précèdent, pendant son séjour de Rome, mais M""" de Pompadour ne les ayant pas reproduits dans son Recueil d'estampes, nous n'avons aucun movcn de les reconnaître, car, ainsi que nous l'avons déjà dit, Guay ne signait pas ses œuvres à cette époque de sa carrière.
Rentré à Paris, son expérience mûrie par ces premiers travaux qui étaient déjà ceux d'un maître, Jacques Guay ne se borna plus à imiter l'antique : il aborda des sujets plus personnels, des compositions importantes, dans lesquels se reflète au plus haut degré le génie si gracieux que personnifie le nom de M'"^ de Pompadour.
Tout d'abord, il interprète les plus admirées des œuvres des artistes contemporains et il fixe sur la gemme impérissable, de charmants dessins de Bouchardon, de son ancien maître Boucher et de \'ien. Nous connaissons, pour cette période de sa vie, deux intailles exécutées d'après les dessins de Bouchardon. Ge sont les suivantes :
10. Le gciiic de ht Poésie (PI. XIX de la Siiilc J' estampes de M™'= de Pompadour). Note de Guay : « Gravé en creux dapre le desein de M. Bouchardont ont voit dancete composision les emblèmes de tout les Janre de Poisie, l'E pique, le pastorale et le satvrique. Sait la première figure que (uiay ait gravait en pierre; elle ne luv a pas ètée payée par xM. de Tressan ■ qui la lui avoit