ROIS SPARTIATES
LIGNE d'bUBTSTHENÊS LIGNE DE PBOKLÊ8
Eurysthenês Agis ....
Echcstratns.
Labôtas. . .
Doryssus . , Agesilaus. .
Arohelaus .
Teleklus . .
Alkamenês .
régna 42 ans.
328 ans.
Proklês ....... régna 51 ans.
Sbiis » •» »
Eurypôn » »» »
Prytanis » 49 »
Eunomus. .... » 45 »
Charilaus » 60 »
Nikander » 38 »
Theopompus ... » 10 »
Theopompus et Alkamenês eurent tous deux un règne beaucoup plus long; mais les chronologistes affirment qhe Tannée 776 av. J.-C. (soit la première Olympiade), arriva dans la dixième année de chacun de leurs règnes. Il est nécessaire d'ajouter, pour ce qui concerne cette liste, qu'il y a quelques différences considérables entre difi'^rents auteurs, même quant aux noms de rois pris individuellement, et plus encore quant L la durée de leurs règnes,' comme on peut le voir, et dans la Chronologie de M. Clinton et dans Tappendix à l'Histoire des Dôriens de 0. Mttller(l). On ne peut
(1) Hérodote omet Soiis entre Proklês et Eurypon, et intercale Polydektês entre Prjtanis et Eunomus : de pins, les récits des Lacédœmoniens, comme il les rapporte, représentaient Lyknrgnele législateur comme oncle et tuteur de Labotas, de la maiion Ewrysthénide, tandis que Simon ide le faisait fils de Prytanis, et d'autres fils d'Eunomus, de
la ligne Proklide ; cf. Hérod. I, 65; VIII, 131. Plut. Lykurg. c. 2.
On trouvera quelques excellentes remarques sur cette ancienne série de rois Spartiates dans un article de sir G. C. Lewis que contient le Philological muséum, vol. Il, p. 42-48, où il examine la Constitution Spartiate du D' Arnold.
parvenir à faire coneorder le total allégué avec chacun des règnes sans une grande liberté de conjectures. 0. MûUer fait observer (1), au sujet de la. chronologie alexandrine, «• que les matériaux que nous avons nous permettent seulement de la rétablir dans son état primitif, mais non de vérifier son exactitude. » Effectivement, ils sont insuffisants môme pour le premier but , comme l'attestent les dissentiments qui divisent de savants critiques.
Nous avons une série de noms, encore plus stérile en faits, dans le cas des souverains Dôriens de Corinthe. Cette cité avait sa ligne particulière d'Hêraclides , descendant d'Hèraklês, mais non par Hyllos. Hippptôs, le premier père des Hêraklides corinthiens, s'était, suivant le rapport de la légende, joint dans l'origine aux envahisseurs Dôriens du Péloponèse, mais les avait quittés par suite du meurtre qu'il avait commis sur la personne du prophète Karnos (2).
Cf. aussi Larcher, Chronologie d'Hérodote, ch. 13, p. 484-51.4. 11 allonge con^dérablement beaucoup de ces r«gnos, pour faire cadrer l'époque recul('e qu'il assigne à la prise de Troie avec le retour des Hêraklides.
(]) Iliâtory of the Dorians, vol. II, Append.p. 442.
(2} D'après ce récit, qui néus apprend que le premier père héroïque de la grande famille corinthienne— les Bac- <îhiadœ — avait tué le saint homme Karnos, et en avait été puni par un long exil et de longues misères, nous pouvons conjecturer que les Corinthiens ne célébraient pas la fête dos Kameia, •commune aux Dôriens en général.
Hérodote nous dit, par rapport aux •cités ioniennes, que toutes elles (célébraient la fête des Apaturia, à l'exception d'Ephesos et de KolophÔn ; et que ces deux villes ne la célébraient pas, « pour une certaine raison d'un meurtre commis » : — OÎTOt yàp |xoOvot Iwvwv oOx àyouaiv 'AwaToOpia • xal ■oOtoi xatà ç6voy Tiva ax^<|/iv (Hérod. I, 147).
Lo meurtre de Karnos par Hippotês était probiCblement la çévou axf)<|;tc qui empêchait les Corinthiens de célébrer les Karncla; du moins cette supposition donne à la légende ime convenance spéciale qui autrement lui manque. Relativement aux Karneia et aux Hyakinthia, V. SchooU, De Origine Graeci.Dramatis, p. 70-78. TUbingen,
Il y avait diverses coutumes singulières rattachées i^x fêtes grecques, qu'on expliquait ordinairement par quelque récit légendaire. Ainsi jamais un homme natif d'Elis ne se présentait comme compétiteur ni ne disputait le prix aux jeux Isthmiques. La raison légendaire qu'on en donnait était qu'HÔraklês avait, dans un guet-apens, tué (à Kleônœ) les deux frères Molionides, lorsqu'ils venaient aux jeux Isthmiques comme TheÔres ou envoyés sacrés do la part du roi Eleien' Augias. On demanda en vain réparation de cet outrage, et Molionê, mère des riotimes, lança une malédiction contre les Éleienf en général s'ils vifitaient jamais la