‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 100 sur 197 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les Turcs prennent Constaniîaople y assiégeai en vaîn Biitrinto et Strovisi défendus par ks Corfiolea ^ et t avageni Corfou. — Guerre de Venise. — Prise de Leucadie el Je Céphalonie. -^ Paîz âc i5oi arec les Turcs. — Soliman II. — Siège de Corfou..

Ce fiit en 14^3 que Mahomet II ^ empereur dea i^n 1453

ère vulg.

ToTCs, enleva k Constantin Dragadès, Constantînople, l'empire el la m.

Les chrëûens s^assemblaient de toutes parts pour soutcoir ce trâne ehancelant; maïs Mahomet, ne vt»iir> lant pas se laisser provenir, attaqua placeurs souver lams, et envoya aes arm^dans différeps pajs, pour opérer des diversions dTau^ageuses. Ce fut par cette activité infatigable et sa îéÈoçt valeur, qu'il conquit deux grands empirer et plusieurs royaumes.

La Grèce fut ravagée par ses ordres; Butrînto, assiégée par dix mille Turcs,, fut défendue et secourue

par les Corfiotes, qai forcèrent enfin les ennemis à la

retraite : ib en firent aatant au château de Strovisî.

Les Turcs voulurent se venger sur Tîle de Corfoa>

dans laquelle ils firent aussi quelque dégât ; maïs ils

furent contraints de se rembarquer avec la plus grande

précipitation \

Thomas Paléologue, échappé aux dangers qui le

poursuivaient en Grèce, se réfugia à Corfou, qu^il

quitta ensiûte pour se rendre a Rome, où il finit sa

carrière.

^c 1478 1^ paix se fit en 1478 ; elle dura peu , car les hosâ 14B4 èrevatg. tilités recommencèrent en 14B0, et durèrent jusqa* en

Corfou demeura en paix depuis cette'année jusqn^en

1495, époque de Tinvasion du royaume de Naples

par les Français : alors il se forma contre eux une

ligue, dsms laquelle entrèrent le pape, Temperenr Maxî*

milien, Ferdinand, roi d^Espagpe, Louis Sforce, duc de Milan, et la république de Venise; les Corfiotes équipèrent trois galères, pour joindre à la flotte vénitienne, qui attaqua la Pouille et la Calabre.

* Démëtr. Cantem. Hist. Oihm. Lib. III 9 §. xiiL

IIVRE IV, PART. I, CHAP. V. 20I j

Louis Xn, roi de France, s^unit ensuite aux Yénitiens contre le duc de Milan. Celui-d demanda le sJecours de Bajazet, empereur des Turcs, qui fit à Yenise une guerre cruelle dans toutes ses possessions. La république sut non seulement résister à la puis- ^ sance ottomane, mais elle lui enleva encore Leucade «n 1499 et Céphalonie. Cette dernière île appartenait aux Turcs depuis i479* Pesaro, commandant la flotte vénitienne, Fattaqua de concert avec le fameux Gonzalve de Cordoue. Les Turcs s*y défendirent vaillamment et périrent presque tous. La république en prit possession, y établit un provéditeur . et y envoya de nouveaux babitans pourla peupler et la cultiver. Un pro-' véditeur général, nommé provéditeur ^s trois îles, résidant à Corfou , eut, depuis , le gouvernement de Corfou, Gépbalonie et Zante.

La paix entre Bajaoet et les Vénitiens se fit en i5oi, par les soins d^ André Gritti, qui était alors esclave h Constantinople ; par ce traité, Leocade et Zante furent rendues aux Turcs , et CéphadQnie fut cédée aux Vénitiens '.

' Démétr. Cantem. Hist. Oihom. lib. lll , §. xii et xxi.

20a niSTOIKE DES ILES lONIERKES,

tn i5o8 le pftp« Jules II, mëconlent des Véuîtiens, sus-

cita Umtt TEorope contre cax» Cesr^pabKcains , après des effinrts increvables pour lear défense^ auraient peat^étre succombe^ si Vaatenr de toos Icars maux ne fût devenii, parnn singulier changeiieDt, la cause de °" ' \^ leur salut ; mais bientôt Jules II , ialoux des socoës des

ère vulg.

Français^ fit son accommodement avec la rëpobliqoe de Venise y et sut tourner contre Louis XII » les mânes puissances que le roi s'était alliées par la ligue de CanduraL

Les Yénîti«s, épuisés par une guerre qui se &isaii

à leurs portes et dans lenr propre pays , y prirent

moins de part quand le danger se fut âmgné ; Us de-

»n i5a8 menrèrent en pleine paix en i&8> ainn que Tile de

ère vulg.

G>ifou , et jouirent du repos jusqu'à l'époque de l'en* treprise de Soliman IL Cet empereur turc fit la guerre à toute l'Europe, excepté à la France, dont il demeura toujours fidèle allié, et presque partout la victoire couronna ses travaux.

Viénoe » Malte et Corfba peuvent seules revendiquer la gloire d'avoir fait connaître les vicisâtudes de la fortune, à ce puissant monarque, pendant un règne glorieux de quarante six ans.

Page 1