LIVRE IV^ PART. I, CHAP. T. 2o
Soliman s'approclia par terre de IHIe de Corfoa, s^ empara de TÂlbaBie et du pajs des Cim^riotes : le» babîtans &illtrent payer de leur yit la courageuse résistance cp^ils lui opposèrent. £tant ensuite passe en Italie , il ne chercha que le plus léger prétexte pour déclarer la guerre à Venise , et le siège de Corfou fut résolu. *
Heureusement on eut vm de ce projet dans cette a» 1^36 île, et de suite on eroplgja tous les moyens nécessaires pour faire une défense vigoureuse: cinq galères furent désarmées pour munir les forts ; les habitaus du bourg et des faubourgs démolirent eux-mêmes leurs maisons, pour qn^ elles ne pussent servir de retraite à r ennemi; deux mille Italiens et autant de Corfiotes, furent armés et distribués pour la défense des châteaux et des lieux les plus élevés de Tîle ; enfin Ide toutes parts on fit des af^nrovisionnemens considérables en vivres et munitions.
Simon Leone eut le commandement des troupes , André Falerio la garde de la citadelle de mer, et Louis de Riva, provéditeur extraordinaire, le commandement de la ville.
Pesaro, amiral de Venise | et D<Mria se retirèrent
ao4 SriSTOIRE DES ILES lONIElïNES; Tun à. Gomfnizse, Fautre à, Cépbalonîe. Enfin» le !25 août y Barberousae parai dans le canal avec sa flatte, et fit sa descente sans aucun obstacle. Les Turcs occupèrent File deFano, recueil de la Serpa, puis se répandirent dans toute File de Corfi>u qu^ils ravagèrent par le fier et le fieu. La ville de Potamo, distante de trois milles de la capitale , fut également brûlée ; enfin, le 3 1 août, ils commencèrent à diriger trois batteries contre Corfim, Tune de huit gros canons, prèsde Féglise Saint-Michel; une autre de onze pièces» près de la Madona di Cavalissiul; la troisième de cinq pièces, près du temple de $aini*Basale. Elles furent bientôt en état. de tirer, et foudroyèrent les nrarail\e& sans dbcontinuer , mais sans produire beaucoup de dommage, à cause de leur grand éloignement
Les Turcs placèrent également sur Fécueil deTido une pièce de cinquante livres déballes, avec laquelle» pendant trois jours, ils bombardèrent la citadelle et le port. Le donjon et le vaisseau le Gritti en lurent atteints, sans que le dégât fut considérable. Soliman vint lui-même avec ses deux fils encourager les assiégeans, et sans attendre que les brèches fussent prati* cables, il commanda plusieurs assauts qiû furent