‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 113 sur 197 · LIVRE IV, PART. III, CHAP, I · texte numérisé non relu

LIVRE IV, PART. III, CHAP, I

cette ligue. Dé)k les allies avaient fait de grands progrès dans la Thessalie, qnand la mort du prince d'Epire, Michel, due de Corfou, ralentit un peu 1 exécution de leur» projets. Jean et Michel , ses deux fils , recherchèrent Talliance de Tempereur grec pour s'opposer aux entreprises de Jean, leur frère naturel, duc de Fatras , jeune homme ardent et ambitieux.

Michel Paléologue envoya contre le duc de Patras, son frère Jean Paléologue, à la tête d^une armée formidable. Le jeune prince sortit déguisé de sa capitale, alla k Thèbes chercher un secours de trois cents che* valiers, à la tête desquels il attaqua, pendant la nuit, les Grecs occupés au siège de Patras, en fit un horrible carnage, et dispersa les restes de cette nombreuse année.

Dans le même tems, les Vénitiens, le duc de Naxe et le duc de Itégrepont, battaient la flotte grecque dans le golfe de Lépante ; le duc de Naxe enleva dans cette affaire six galères ennemies , dont il renforça sa

marine.

Michel Paléologue , effrayé de tant de succès , et voyant qu'il allait être écrasé par la ligue formée contre lui, s^attacha h semer la division parmi les

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Latins : Il n^y réussit que trop bien ; nne gnerre terrible allumée entre les YénitieDs et les Génois, eut bientôt achevé de perdre les afiaises des Latins en Grèce* Il ne leur resta désormais d'espérance ga^eu la personne de Charles d'Anjou , frère de saint Louis, qui venait de conquérir le royaume de T^aples et la Sicile, et qui, par la rapidité de ses victoires, répanliait la consternation jusques dans Constantinople.

L'empereur grec s'abaissa aux plus humbles supplications, pour obtenir la paix de ce prince, qui venait de s'allier à Baudouin , empereur détrôné : mais les espérances que ce traité feisaît concevoir aux Latins, furent détruites en partie par la nouvelle direction que donnèrent en ce moment aux affaires de Charles d'Anjou , les revers de saint Louis en Egypte, et plus tard la mort de ce monarque devant Tunis.

Cependant les Vénitiens et les Génois, pressés par le pape et les croisés, conclurent à Crémone une trêve de vingt quatre ans. Charles d'Anjou, apiès son retour , faisait les préparatifs d'une vaste expédition en (kient , et Paléologue , renfermé dans Constantinople, s'attendait déjà au siège de cette grande ville, et bornait tous ses soins k la défendre avec vigueur*

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