CHAPITRE II
Dacs de la ÊiniIUe Dalle Carcere.
Jean Carcerio cm Dalle Qireere , septième dac vii«. duc. de I^ Archipel, descendait d'uBe famille originaire de YéroBe. Le premier de cette fiiraille qmi passa dans le Levant, faX Rarin Girceria, ^î dat à son courage et aux grands services qu'il raidît aux Vénitiens e4 à Boniface , roi de Thessaiie, la souTeraineté de Négre*pont Ses desccndans se partagèrent cette 3e; et Jean Carcerio, Tan d'enx, jimissait de Négrepont, sa ca{»lale^ et de son territoire^ ijuand îl éponsa Florence Sanndo qui lai apporta en dot le dncké de TApcli^et. Ce prince sut mettre ses noaTeanx étals à Vdim des incursions des Catalans^ qui ravageaient alors la Grèce et s^emparaient du ducKé d^Athèoes, après Avoir défait Gonthier de Brienne. Le doc de Naxe , ^oiqu*il eut envoya des troupes contre ces aveniu* ïiers , n'eut rien à démêler avec eux par la suite , et vécut en paix dans son île.
a32 HISTOIRE DES ILES IONIENNES,
Il ne laissa à sa mort qu^on fils appelé Nicolas, qai n^ëtait pas en âge de lai succéder. Sa femme , Florence Sanudo, épousa, en secondes noces, le brave Nicolas Sanudo, surnommé Spezzabanda.
viiie. DUC. Nicolas Sanudo , second du nom , était petit-fils de Marc Sanudo , seigneur de Milo , frère cadet de Nicolas Sanudo, cinquième duc de TÂrchipel. Il avait mérité, par sa force et son courage, le surnom de Spezzabanda, et il ne fit depuis qu^accroître encore sa réputation. A peine eut-îl épousé Florence Sanudo, quHl prit le titre de duc de Naxe, laissant à Nicolas Carcerio la qualité de souverain de Négrepont , qoi était Tapanage de sa famille. Mais il se chargea de h tutelle de ce jeune prince, pour lui conserver ses états; battit, en diverses rencontres, les Catalans qui les voulaient envahir, et leur enleva plusieurs places fortes quHl réunit au domine de son pupille.
SpeaEcabanda, bientôt après, prit part à des affaires plus importantes. Il s'allia à Andromc, petîl-fik de l'empereur grec, et il se réunit, à Andrinople, à Tannée que ce jeune prince assemblait pour détrôner
son aïeul.
L'empereur étant parvenu par accommodement à