‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 122 sur 197 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

' Ducs de la Camille de Crîspo.

LiRiSPO, maître de Tilc de Naxe, senlîl bien que Tappuî des Ténidens pourrait seul le maînteuîr dans son usurpation ; il fit donc tous, ses efforts pour se concilier leur protection et leur faveur, et sut y parvenir en leur cédant la partie de îtégrepont, qui appartenait à Carcerio. Les Yënitiens en dëponillèrent le seignebr dPe Sotniuaripa, maigre ses droits et ses réclamations; puis voulant reCdunaître ^important service de Crispo , ils le soutinrent hautement dans ses pre'tentionSy et Taidèrent enfin k faire reconnattre son autorité dsfns toutes les iles du duché de P Archipel. Celle d^Amorgos r^sa de le reccToir pour maître; mais le nouveau duc y envoya Jacques Crispo, son fils aâné, qui bloqua étroitement la forteresse et la força bientôt à capituler , faute de vivres ; ainsi cette île subit le jong counne les autres.

irvuE IV, PART, m, CHAP. m. ±43

Le règne de François Crîspo fut troublé dans les commencemens par les inquiëtudes que donnaient aux Grecs les progrès du sultan Bajaeet ; mais le famenx Tamerlan dissipa toutes ces frayeurs, en détruisant Tarmée des Tu rcs, et met tan t leur empereur dans les fera . Le duc de Naie, usurpateur heureuse, vécut ensuite en paix et laissa ses états, en mounmt^ à Jacques Crispo, Tainé de ses cinq fils.

Jacques Crispo, peu après son aténement à la cou-' xi«. duc. romie , fut le sujet d'une rupture entré les Vénitiens "^t les Turcs. Mahomet I"., qui régnait sur ceux-ci, prétendait que 1^ duc de Naxe devait lui rendre hommage comme empereur d'Orient; et sur son refus, il envoya trente galères ravager les îles de T Archipel.

Les Vénitiens armèrent en fiiveur de leur allié, et chargèrent Lorédan de se joindre à la flotte de l'Archipel. L'amiral vénitien et le duc de Naxe cinglèrent vers GallipoU où était l'escadre turque, qui, supé-* rieure en nomlire, ne craignit pas d'engager de suite le combat. Lorédan s'attacha a Famiral ennemi f qu'il enleva après une lutte sanglante; el les Turcs, Toyant la tête de Giali-pacha sur la poupe dé la galère de Lorédan, découragés parce terrible spectacle, ces-

sèrenl de se défendre ; on en fit un grand carnage, el plusleors furent pris dans leur fuke* Vingt sept galèreSf un grand nombre de prisonniers et trois mille esclaves chrétiens, dont on brisa les fers, furent le fruit de cette mémorable journée,* qui couvrit de gloire Famiral vénitien et le duc de Naxe*

Crispo reviat dans son île, alors en proie à des troubles causés par Tambition de ses frères. Les deux plus jeunes s^étaient révoltés contre celui que le duc avait cbargé du gouvernement en son absence, et avaient formé plusieurs partis dans Té ta t. Ce ae fut qu^avec bien delà peine que Jacques Crispo put rétablir la paix dans sa famille ; peut-être même n^y seraitil point parvenu, si la présence des seigneurs de Sommaripa, qui réclamaient, à main armée , Théritage de leurs ancêtres, n^eut fait cesser toutes les dissensions pour rallier les frères contre rennemi commun. Après la guerre qui se fit quelque tems entre ces deux fisimilles, chacune garda ce qu^elle possédait , et les seigneurs de Sommaripa conservèrent Paros, Antiparos et Andros. »n 1 438 Jacques Grispo mourut sans enfans à^J^axe, en 1 438, ""^ ^" «• ç| laissa ses états k son fiire Jean. xit«. DUC. Le nouveau prince, à son avènement au trône, vou-

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