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lant ôter à l^ambitioa . de ses frères tout motif de troubles et de dësordits,. et jouir en paix de ses états , consentit à partager entre eux quelques unes des îles qui lui appartenaient.
II donna à Marc tes îles de Nio et de Therasia ; à Guillaume Tile de Naufio ; k I^icolas celle de Santorini ; et k ce prix il acheta la paix et la tranquillité. Il n^ put cependant se défendre de prendre part à la guerre quWrentles Vénitiens, ses alliés, arec Amurat, premier sultan des Turcs ; et^ 3 se trouva à la bataille qnî fit perdre aux Vénitiens Tisthme de Corinthe et ensuite tout le Péloponèse.
Après ciel événement , si funeste à la chrétienté , le duc de î^axe^ et retira dans son fle , où il mourut , laisrsant un fils unique pour successeur.
LVpouse du due défunt, chargée pendant quelque tems de la régence, craignant les troubles de Tintérieur et les guerres, du dehors, t% voulant assurer à son fils une protection puissante , donna aux cheva-
Ker de Rhode»,, le monastère de Saint-Antoine avec tons s«s revenus, pour être érigé en eommanderie de leur ordffe. Le chevalier Michel Casteltaeios en fut le premier commandeur.
an 1453 X^ prince Jacques Crispo fiit reconnu duc de PAr-* xiii«.Duc.cliipel un an après; ce fut en i453; époque h jamais mémorable, par la prodigieuse rapidité des conquêtes de Mahomet II , et par la prise de Constantinople.
Les Vénitiens, après avoir fait d^incrojables eflTorts pour soutenir Tempire d^Orient, craignant enfin pour eux-mêmes l'ambition et le ressentiment d^im )eune conquérant de vingt trois ans, parvinrent à en obtenir la paix ; et le duc de Ka^e eut le bonheur de s^y &ire comprendre, et d'être reconnu du sultan comme duc de TÂrchipel , et allié de la Porle ottomane
Jacques Crispp ne )ouit pas limg-tems et ht paix ,
à la faveur de ce traîté; il mourut un an après son
mariage, laissant la duchessis enceinte d^ un en&nf,
dont la tutelle fut donnée à Guillaume Crispo, seigneur
de Naufio. A la naissance de Théritier de la couconne,
zive. DUC. son tuteur lui donna le nom de Jean Jacques, et il prit
soin de son enfance. François Santorini voulut, dans
ces circonstances , faire valoir les droits quHl préten»
dait avoir à la régence , et deux partit se formaient
dajis Vile, ponr souteilir les prétentions de» deux
Qonc^trenSr quand la mort du jeune duc Jean Jacques
vint ouvrir un champ plus vaste à leur ambition.
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Maïs les seigneurs deSommaripa, loin d^a^oîrabandoimë de justes préteadoDs, cherckèrent à profiter d^uae occasion aussi favorable pour les^ faire valoir ; et l'Archipel, divise en diffërens partis, allait devenir le théâtre d^une ^erre, quand Tonde et le neveu, ûttbGant leur ancienne querelle,, se rapprochèrent par k crainte ^^inspiraît l'ennemi de lenr famille. Il fut donc convenu entre eux , que Guillaume Crispo conserverait le dnché pendant sa vie, et que François, son neveu ^ lui succéderait. A la suite do cet arrangenent , la tranquillité se rétablit , leurs forées s^augmentèrent^ et le seigneur de Semmaripa fiit contraint de retourner dans son île d^Andros.
Guillaume prit le titre de duc à Tâge de soixante x>'«. duc. ans : se trouvant alors en paix avec le Turc et ses voisins, il entreprit la visite de se& états, pour remédier aux désordres et aux abus introduits par une longue guerre. Il ^rcourut donc les îles dp Milo , de Poliea^dsf».» Si||ii9Q^.^^lq»os fi(.Jtio^et de retour à Kaxe, il mourut au bout dç six mois, après avoir indiqué pour successeur le setgpeur de Santorini, selon la conveuûcm qu'ils avaient faite.^
Le nouveau duc, dès le ocmimcnccment de son «vi*. duc.
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règne , se vit forcé de faire , contre les Turcs , des préparatifs de défense : Tambition de Mahomet , alors sur le trône ottoman, était poar tons ses voisins un sujet d^inquiétudes continuelles. Dévore d^nne soif de domination, que riennepouvait assouvir, à peine avaitil pourvu à la sûreté de ses anciennes conquêtes, qu*î) songeait à en faire de nouvelles. Déjà les deux despotes de la Morée étaient tombés sous ses coups, que la république de Venise ne songeait pas même à se garantir. Mais bientôt de nouveaux succès de Mahomet vinrent tirer les Vénitiens de leur léthargie : Argos qui leur appartenait, tomba au pouvoir des Turcs, et ce fut alors que la république fit passer une armée dans le Péloponèse, et somma les alliés d*j joindre leurs forces. Le duc de Naxe envoya deux galères et quelques troupes à Napoli de Romanie. Les commencemens de la guerre furent heureux pour les chrétiens ; toutefois leur fortune échoua devant G»rinthe. Forcés d*al)andoimerla campagûe^ilsrésohireiit d'entreprendre le siège de Mételin, que Mahomet avait enlevé au seigneur Ga^tilusio.
Justinlani , amiral vénitien , aborda à Mételin avec toute Tannée chrétienne. Il attaqua vivement les for-
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tîficadon&'de cette ville; mais sur la nouvelle de Vapproche de la flotte turque , il fut contraint de lever le siège précipitamment, et de se retirer à Këgrepont.
Cependant Mahome t II méditait une entreprise digne de sa fortuneet de ses exploits. Il assembla une flotte de trois cents vaisseaux et la dirigea sur FEubéef pendant qn^avec une armée de cent vingt mille combattans, il traversait la Béotie, jetait des ponts sur FEuripe, répandait ses quartiers dfiDs Tile de Nègre* pont et formait le siège de la principale ville. Le gouverneur, Paul Heriso, s^immortalisa par la plus brillante défense; mais enfin la place y ouverte de toutes parts , fut enlevée d^ass^t , et le reste des braves qui la défendait, fut massacre par les Turcs , irrités d'avoir perdu quarante mille hommes à ce siège.
La flotte vénitienne assistait à ce désastre sans pouvoir Fempécher ; elle ^e retira, et le duc de ISiaxe revint dans son île, où il passa deux ans dans de continuelles appréhensions du sort qui semblait menacer ses états. Il mourut à Naxe en 1472» laissant deux •» 147% fils, Jacques et Jean, dont I amè lui succéda.
Jacques Crispo songea d^abord à se ménager des xtu^.dto. alliés qui pussent garantir ses états des conquêtes du
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redoutable Mahomet. Cest ce qai Im fit rechercber en mariage la fille de David Comnène^ empereor de Trébizonde. Ce souverain avait conserve jnsqo^alors son petit empire f f(Midë cent cinquante ans auparavant sur les bords de la mer Noire, par Isaac Comnène. EflBray^ des rapides pfog;ràs de Mabomet, il venait de donner une de ses filles à Tempereur de Perse , et d^assutcr ainsi aux chrétiens TalKance de ce puissant monarque. Le duc de Naxe gMint la seconde fille de David , et entra dans la ligue de ces souverains contre les Turcs. Les Vénitiens, le roi de ChjjHie, le grand maître de Rhodes armèrent de leur côte , et ravagèrent avec une ftotte nombreuse les côtri» de VAsie mineure, de la Lyôe et de la Pamphilie. lie prince de Caramame , dépouillé par les Turcs de ses états, se Joignit aux troupes persanes et remporta de grands avantages ; mais enfin la victoire^ quelque iems incertaine, rean 1478 loama sous les drapeaux du puissant Mahomet L*cra-
M Volg.
percnr èe Perse, vaincu, fut tr<^ heureux d'obtemr la paix : les chrétiens et le duc de Naxe se virent contraints de se souBKtfare aux 1<hs du vainqueur; et le malheureux David Gnnnène, victime de cette guerre, perdit à la fois son empire et la vie.