‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 140 sur 197 · LIVRE V, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE IV

forteresse d'Âsso. Continnellement harcelées et manquant de tout sur leur route , elles furent désarmées par ces furieux , et n^écliappèrent au massacre qnVn se rendant prisonnières des Russes , le 8 brumaire. Un petit nombre, qjai s'était retiré dans Tile de Leucade, tomba entre les'mains des paysans de cette île. Enfin , la forteresse de Sainte - Maure , attaquée le 8 brumaire, capitula le 22, après s^étre vigouçeusement défendue pendant quatorze jours de siège.

La flotte turco-russe, maîtresse de Cérigo , Zante, Cépiialonie, Ithaque, évacuées par les Français le 5 brumaire, et de Leucade, parut dans le cdinal de Corfou, et commença k débarquer dans cette île, le premier frimaire^ p&r la rivière de Potamo et la baie de Paleopoli : elle s^empara le même jour de Técueil du Lazaret. Ali pacha s^était rendu maître, à cette èpoqpe, dePrévesa et du camp de îticopolis, que sept cents Français ou Grecs avaient défendu avec un courage héroïque, pendant un jour entier, contre onze mille Turcs et Albanais.

Les arrondissemens de Parga, Yonizza et Butrinto ayant été pareillement évacués par les Français , l'armée turco-russe, renforcée de celle d'Ali, s'approcha

de G>rfou , et dressa ses premières batteries contre novemb. çg^g placc, le 6 frimaire. La garnison fit ce même ère vdg. jour unc vigourcuse sortie. Le 8 , les ennemis coiiimencèrent à tirer, de» batteries du mont Olivette et de Saint-Pantaléon : ils jetèrent dans H ville et dans le port y une assez grande quantité d^obt^s^; en&n ils établirent , à la pointe du fanbourg de Castrades , une autre batterie contre le fort Saint-Sauveur.

Tous les ouvrages extérieurs furent défendus avec la plus grande intrépidité. Des sorties, Élites avec eourage et toujours à propos, firent payer cher aux ennemis chaque pas, chaque avantage. Le fort Saint- Sauveur, presqu'isolé et surpris parles Turcs, fat

repris et conservé par la garnison f jusqu^à la fin da siège. Le vaisseau le Généreux, qui avait long-tems défendu la rade de Girfou contre la flotte turco* russe, fit voile pour Âncone, le 17 pluviôse. Les en-» nemis ne se décidèrent pourtant à attaquer Pile de la Pftix , que le 11 ventôse. Toute Tescadre s^embossa vis à vis des batteries de cette île, qui furent bientôt démontées : alors des troupes de débarquement attaquèrent les Français de toutes parts ; les assiégés £rent en vain des prodiges de valeur; les Turco-Busses ^

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