LIVRE V, CHAPITRE V
quabie jcyars, elle alla dans la capîtak même de FAI* \gïaà%ne^ signer une poix contre laquelle les Anglais diiyaîent bientôt ourdir de nouvelles maehinatîons.
h^drmie d'Italie^ comniMidée par le oiaréckal Mas^ sëna , n^obtenait pas moins de titres h la gloire. Aprè$ airoir passé PAdige, sons les yeux des Autrichiens, ^Ue leur livra diiierens combats, les repoussa de positions en puotsitioDs, et ke rejeta enfin dans les lagunes de Venise.
. Cependant Pannëe française appelée, par les nations étrangères elles-mêmes, la Grande Armée, ne bornait point ses travaux et ses avantages à la conquête de r Autriche «t à roeeupatiande Venise : toujours infatigable , elle croyait n^avoir rien fait , s'il restait encore qudque chose àûiire. Les Russes avaient b peine paru en Moravie, que déjii b bataille d^Austerlitz, en les dissipant, avait couronné dignement cette belle et glorieuse campagne.
L'empereur d'Autriche, à la suite de cette victoire, ^ '^^• demanda et obbnt la paix, qui fnt signée îi Presbourg, le 26 décembre i8o5.
Par l'article 4 du traité, l'empereur d'Allemagne et d'Autriche renonçait, tant pour lui que pour ses
héritiers et successeurs, à la partie des états d« la république de Venise , à lui cédée par les traités de Gampo-Formio et de Luaéville ; le territoire de Fantique république de Venise se trouvait réuni , à perpétuité, au royaume d^Italie.
L'époque de Févacuation des pays vénitiens , ^^les Autrichiens et les Russes , et de leur prise de possession pat les Français » (ut fixée par Farticle 23 , qui était ainsi conçu : « Immédiatement après Féchange des rati* » fications du présent tFaite, des commissaires seront » nommés de part et diantre, pour remettre et recevoir, » au nom des souverains respectif , toutes les partiel 3» du territoire vénitien non occupées par les troupes }» de Sa Majesté Fémpereur des Français , roi d'Italie.
». La ville de Venise , les lagunes et les possessions »> ^le terre ferme seront remises dans k délai de quinze » jours; FIstrie et la- Dalmatie vénitiennes, les bouches » du Cattaro » les îles vénitiennes de F Adriatique^ et » tontes les places et forts qu^elles renferment, dans n le délai de six semaines, k compter de Féchaage » des ratifications. »
;in fSo6. £n vettu de ces clauses , les Autrichiens remirent aux Français, Venise et les états de terre ferme qu^iU