‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 145 sur 197 · LIVRE V, GRAPITRE V. agS · texte numérisé non relu

LIVRE V, GRAPITRE V. agS

avaîeat en leur pouToir; mais les Russes, loin de remplir les ohligations contractées, se hâtèrent d^occuper Cattaro avec les îles de la Dalmatie; et, pour pouvoir mieux les défendre, ils firent insurger, contre les Français, les Monténégrins, nation presque sauvage qui habite la chaîne des montagnes Noires, et qu^un entier isolement et le choix de demeures inaccessibles tiennent dans un continuel état de rébellion et d^armement.

L'empereur des Français, qui n'employait qu'à regret la force des armes pour l'exécution d'un traité qu^il observait fidèlement, n'opposa qu'une faible armée aux Russes et aux Monténégrins. Cependant le (^néral Lauriston , son aide de camp*, (aujourd'hui ministre de la maison du roi de France), qui commandait cette armée , obtint de grands avantages sur les uns et les autres; et, quoiqu'il lear fut constamment înfélîeur en forces , il sut contraindre les Russes à se rembarquer , et repousser les Monténégrins jusqu'au pied de leurs montagnes.

Jusques là les îles ex-vénitiennes restaient entre les mains des Russes ; mais il appartenait aux ennemis mêmes de la France d'ajouter, par une dernière im«^

prudence ) ces importanles possessions^ aux agrandis* semens que trois coalitions contre elle lui avaient successivement procurés.

an 1806. Le roi de Prusse, venait de sUli^r h la Russie et à TÂngleterre contre la France ; il se porta vers acs frontières à la tête de nombreuses légions. Bientôt surpris k Timproviste par la grande année que comnaiidait Teoiperêur en personne, les Prussiens se virent entourés par les vainqueurs d^AusterliU, accourus en toute hâte de leurs cantonneniens. Les premiers avaient Ta^'antage du nombre ; mais les savantes marches de leur adversaire leur avaient enlevé celui de la position. Le premier choc fut imrrible, cependant la victoire ne resta pas long-tems indécise. Jamais troupes ne furent plu^ Ëiciiement dissipées que celles à qui le grand nom de Frédéric avait laissé la réputation d^invinciUes : jamais monarchie ne sVcroula plus rapidement que ceUe qui avait été comme fondée par le géotc de Tun des hommes les plus îll très de l'histoire moderne : en huit jours » le de Prusse élait presque eflacé de la carte. Après une campagne d^hiver et une semaine d^opérations, Femp«reur ^Napoléon dictait, Tété suivant, des lois sur

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