‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 147 sur 197 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

Les Français perdent la possession des Iles Ioniennes. *- Les Anglais leur succèdent à titre de protecteurs, — État de ces nés depvis cette époque jusqu^à nos jours.

"endant les sîx années qne la France occupa les ^* '^^^ Sept-Iles, il ne s'y passa rien de mémorable. Les habitans, heureux sous une administration sage et éclairée, jouissaient enfin d'une tranquillité parfaite, et rien n'eut manqué à leur félicité , s'ils eussent pu reprendre le cours de leurs opérations commerciales. Cependant, malgré la douceur avec laquelle ils étaient régis , ces peuples souffiraient impatiemment la domination firançaise. Toujours iûconstans, ils soupiraient après une révolution qui leur rendît leur ancienne indépendance» ou même qui leur donnât d'autres maîtres. Cet amour de la nouveauté, qui leur avait coûté si cber quelques années auparavant, lors-

3oo HISTOIRE DES ILES IONIENNES, que les Russes , secondes par eux , étaient parvenus k expulser nos troapes , devait encore leur causer de nouveaux malheurs. Sans doute , • s^îls eussent réfléchi, ou plutôt sUls eussent pu réfléchir, leur sort actuel leur eût semblé préférable à toutes les incertitudes de Tavenir , et les promesses du plus égoïste &«& gouvememens n'auraient Êiit aucune impression sur leurs esprits trop crédules. En effet , jamais vainqueur n^avait usé de la victoire avec la modération que montrèrent les Français : oubliant les anciens torts des insulaires , qui 9xraient déjà récompensé leurs services passés par la trahison et Vassassinat , ils leur avaient laissé leurs lois , leur culte , leur gouvernement : rien n^était changé , et la république des Sept*

Iles , enclavée dans Timmense empire de Napoléon ,

n^avait rien perdu de sa primitive liberté. Au contraire. 9 peut-être qu^à la faveur d^une protection puis* santé , les lois avaient acquis plus de vigueur sans quHl eût été porté aucune atteinte aux droits des citoyens. Le sénat existait encore , et le pouvoir presque illimité dont jouissait le gouverneur français, n^avait pas été jusqu^à influencer les décisions de ce corps suprême. Que désiraient donc les loniotis, et que

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