‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 148 sur 197 · LIVRE V^ CHAPITRE VI. 3oi · texte numérisé non relu

LIVRE V^ CHAPITRE VI. 3oi

pouvaient-ils attendre dW nouveau changement? Rien de bon , sans doute ; mais ils le désiraient par suite de leur lëgèretë naturelle , et peut-être aussi par une vieille antipathie contre les Latins. Quoiqulls n'eussent qu'à se louer , eux et leurs prêtres , de la tolérance des Français, leurs vœux étaient en faveur des Russes, dont ils avaient déjà oublié les vexations récentes ; et des vues mercaiitiles , si ce n'est le vain espoir d'obtenir bientôt une prépondérance marquée sur les destins de l'Archipel, au moyen d'une force maritime imposante , les déterminèrent seules à trahir la otuse du grand empire qui les protégeait.

Il n'entre point dans mon sujet d'examiner, leâ caoses qui préparèrent ta chute de cette monarchie colossale , dont l'étonnante progression avait frappé l'Europe d'une sorte de stupeur : la conséquence naturelle des revers successifs de nos armées en Russie, en Allemagne et sur les bords du Rhin , fut la défection ou la révolte de toutes les provinces qui n'obéissaient qu'à regret à des lois imposées par la force. La douceur des, agens français ne suffisait point aux vaincus ; nos conquêtes pesaient pour ainsi dire sur eux , et ce poids importun leur rendait notre do-

Zoi HISTOIRE DES ILES lOUIENNES,

mîuation odieuse. La HotUade ^ les États de Dat cea^ fédération germanique , et plus ta^ Tltalie entièrt , oubliant nos bienfeita pour ne pliis se rappeler qoe nos victoires passées et nos cahmilés présentes , tournèrent co&|Fe nous les armes qu^Us denraient à notre clémence. Les j[iâbitans des Iles lonkanea n'^aite»^ daient qu'une occasion semMable pour nous donna un nouvel exemple d^ingraûtude : elie se présenU , ils se hâtèrent de la saisb.

Dès la fin de i8i3, quelques insulaires; aveugles par ,de &usses illusions , trti»ère^ sourdeiueot U révplte de leur patrie , }e powr»^ ^e sa ruine. lU imployèrent le secqurs et la pwAeclîon des Anglais^ se disant les <H:^nes de la volonté de leurs compatriotes , et ces assa*tions notaient que trop fondées. La Grande-Bretagne , dont toute la politique est d'ë^ tendre sa domination ou son influence, profita avee empressement d'one circonstance si opportone* D^è son commerce, devenu plus florissant que jamais dans les états ottomans , depuis la eonquête dç Malte , sentait le besoin d^acquérir , au sein même de TÂrchipeli des étabfissemens où des forces permanentes &ssent toujours prêtes à le prpt^er. Les lonieps ae savaient

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