CHAPITRE V
GouTememeat.
IjES Iles Ioniennes, accablées sons le despolisme du sénat de Venise, li^avaient point encore ressenti la secousse imprimée par la révolution française au reste de TEurope ; elles ne pouvaient se livrer d'elks-mèmes à un noble élan, ni suivre une généreuse impulsion.
Tout sentiment dVnergie, tout principe d^honneur était détruit depuis loog-tems chez les Insulaires. La tyrannie et la vénalité des gouverneurs , la bassesse et Fambition des nobles orgueilleux , et cependant accoutumés à rhumîliation de gémir sous un joug qu^ils appesantissaient à leur tour sur le peuple, avaient porté au comble la dégradation morale. Les grandes îles donnaient des fers aux plus petites, les nobles aux citadins, ceux-ci au peuple de la campagne : le lien de Tusure seul, en resserrant œs chaînes, eu augmentait le poids et en assurait la durée : enfin les