‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 32 sur 197 · LIVRE II, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IV

Thèbes seule osa résister à cet ordre oâîenx, et seule hospitalière, elle donna nn gënërenx asjle aux proscrits. Cest daas cette ritte qne Thrasibnle , ayant réuni jusqu'à sept cents Athéniens , prit la glorieuse résolution de déliTrei^ sa patrie '• Il s^empara d*abord du Pirée^ mit bientôt en fuite les trente tyrans qui avaient tenté des^opposer it son passage, et entra dans Athènes à la tête de son parti triomphant. Cette résolution, heureuse pour Corcyre et pour les lies Ioniennes, leur rendit une alliée faible d'abord, mais que les secours de la Perse et les rictoires de Conon relevèrent et rendirent en très peu de tems plus puissante que jamais. Thrasibule fit rentrer sous la domination. d'Athènes, Cythère et une partie des Cyclades ^

Ghabrias eut ensuite le commandement dé la flotte ; îi s'empara des âes de Péparèdie , et dé Scyathus, et

vint mettre le siège devant la ville de Naxos.

Pollis,annral desLacédémonieBS> étant venu secourir cette place^Chabria&se vit contraint de faire embarquer ses troupes, et alla présenter la bataille à l'ennemi, entre

■ Xenopb. Lib. H. — Diod. Sicnl. — - Jojst. Ub. XIV^ ^ Diod. Lib. V y cap. viii et uu

yo HISTOIRE DES ILES IONIENNES,

les îles de Naxos et de Paros. L'avanlage dcmeara tout entier aux Athéniens , qni détruisirent ving^-quatre bâtimens ennemis, et en prirent huit autres. Uile et la ville de Naios furent le fruit de cette victoire.

Timothée , fils de Conon , qui lui succéda dans le commandement des flottes d^ Athènes, se montra le digne héritier du courage et des talens de son père, et rendit, comme lui, d'importans services à saptrie. Pendant qu il tenait la mer dans les parages, de Corcyre , avec soixante vaisseaux , Nicolochos, aoûral des Lacédémoniens, crut Toceasion propice poor Tat* taquer ; mais il fut défait près d'Elyse, m les câtes d'Acarname* Après cette victoire, les Athéniens vinrent à Corcyre réparer leurs vaisseanx, et renforcer leur flotte de celle des Gorcyréens '.

Les nombreux succès de Qiabrias , cYIphîcrate et de Timothée, et la terreur qu^inspiraient leurs noms, porta enfin les Lacédémoniens à demander la paix. Us l'obtinrent, et s'empressèrent de faire connaitre la ces^ aation de la guerre à Timothée, qui ravageait les cotes du Péloponèse. Ce général, obéissant aux ordres qn^i^

* Xenoph. Lib. V.

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avait reçus , se dirigea aassîtdl vers Athènes ; mais y relâchant à Zpcynthe, il se vit obligé de prendre part h une sédition qui y avait été ei^citée par les Spartiates. Il accueillît les bannis , les réiablit k Ârcadie , ville ■laritime de cette île, et leur promit le secours de sa république'*

Les Lacédémoniens irrités rompirent sur le champ le nouveau traité i|a*ils venaient de conclure, et résolurent de venger sur les Iles Ioniennes Tinjure quHls prétendaient avoir reçue. Aristocrate fut d*abord envoyé par eux à Zacynthe avec viagt-cinq galèrea. Il eut bientôt dét^cb^ cette ilè de Tancientie allianée d'Athènes y et y établît le gouvernement aristocratique»

Les Lat^édémomena fonnaiem dans le même Items une flotte de soixante vaisseaux» composée de ceux de Corinthe, de Ijeueade, d^Amb^de^ d'Uis, de Zacynthe et autres îles, dont il$ donnèrent h Qôta^ mandement à Mnasippe, avec Tordre d'attaquer Cor- 37S an» cyre. Us dépêchèrent en même tems vers^Denys, tyran *^' de Syracuse^ pour Tenga^er dans leur parti et hû re-

' Dlod. Lib. XV , cap. lu

préseRter qu^îl n^ëtaît pas moins de son intérêt que du leur d^enlever cette île aux Athéniens'.

Quand la flotte fut assemblée, elle se dirigea vers Corcyre, avec des troupes de débarquement; elles commencèrent d^abord par ravager le pays, dont Textreme fertilité les inquiétait ; puis le siège de la ville fut entrepris par terre et par men

Les Corcyréens, surpris et réduits a eux-mêmes contre des forces aussi supérieures, députèrent vers Athènes pour demander du secours , et représenter vivement aux Athéniens de quelle importance pouir eux était Tile de G>rcyre , « dont ils tiraient plus de » vaisseaux et de ressources que d*aucune antre alliée ; » qui leur présentait l'avantage et la Ëicilîté de pou- » voir aisément passer en Sicile et en Italie , de ravager » les câtes du Péloponèse , et de maîtriser le golfe de » Corinthe et toute la mer Ionienne. »

Les Athéniens, cédant à ces remontrances, s'empressèrent d'envoyer un premier secours de sept cents hommes, sous les ordres de Stésiclès, et ils

' Xenoph. Lîb. VIL

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