LIVRE II, CHAPITRE IV
pressèrent Timothée d^équlper la flotte pour Vj mener toQt entière.
Cependant le Lacëdëmonien Muasippe, sVtant em* paré d^un ëcueil escarpé qui dominait le port ' , pressait avec vigueur le siège de la ville '. Stésiclès parvint à s^y introduire ; mais déjà la faim tourmenait les assiégés; ils sortaient en grand nombre et se rendaient sans armes au cainp de Mi^asippe : celui-ci avait déclaré qu'il réduirait en esclavage tous les transfuges; il en fit même fouetter plusieurs, et les laissa mourir de faim sur les bords du fossé, sans vouloir qu'ils fussent secourus.
Presque assuré qu'il était de la victoire , il laissait ses troupes commettre impunément toutes sorf,es de désordres aux environs de la place ; Stésiclès sut en profiter, et, dans moie /iQttiei il en prît oa tua un grand nombre.
Mnasippe, informé de la défaite des siens, accou* mt avec son infimterie, et r^oussa jusqu'aux portes de la ville les assiégés , qui se mirent à l'abri de leurs
' L'écaeil de Poodiconosti, daiu randlen porl. ' Diod. Lib. XV, cap. xii.
murailles. Cependant tontes les tronpes du camp se portèrent en désordre au lieu de Taction ; lea Corcyréens sortirent alors par les issues voisines, attaquèrent Tennemi en flanc et en queue, et le rompirent entièrement. Mnasippe voulut en vain résister et faire face de toutes parts ; il fut tué avec la plus grande partie des hommes qu^il avait rassemblés ; et le reste de son armée, poursuivi jusque dans son camp, fut presque entièrement détruit.
375 ans Cette victoire inespérée rendit le courage aux assiégés, et le fit perdreaux assaillans. Peu après ^ rapproche de la flotte d'Athènes décida ces derniers h lever le siège avec beaucoup de pnécipitalîon , en abandonnant leurs tentes , leurs munitions, lents malades et leurs blessa '•
Les Athéniens aidaient chat"^ Timothée àt secourir Corcyre ; mais comme il tardait trop à équiper sa « flotte, Iphicrate fut nommé à sa place. Ce général s^empressa d^obéir , et il airiva dans Tîle peu après la finte de la flotte lacédémonienne. Ayant appris cependant qu^un secours envoyé aux assiégeans par - . . — " — ■ — - ■ ■ - - •— ^ — ■ — ' —
* Xenoph. Lîb. VI.