LIVRE III, CHAPITRE L
ayant rësola 4e s^eniparer de Tîle de Cépliallenie, forma une flotte dans le golfe de Corinthe, rassembla à Patras, et vint descendre à Pronos, Tune des villes maritimes de Tile. Comme la plaee était forte, et qa*elle eut exigé un i&ag siège, il résolut de passer outre et d^aller assiéger Palée. « Deux raisons le por- » taientacesiége, ditP^Vjrfee ' ; parla, maitredeFile, » il enlevait aux Étoliens un poste hors duquel ils ne » pouvaient plus làire de descente dans le Péloponèscf, » ni piller les côtes de PAcamanie et de TÉpire ; car » c^était des vaisseaux de Céphallénie qu^ils se ser- » vaient pour ces expéditions. En second lieu , il s'ac* » quérait à lui et k ses alliés une place d^armes, d^où 3» Ton pouvait aisément faire des incursions dans le 3> pays ennemi , et dominer la mer Ionienne ; aussi » souhaitait*il passionnément de réduire cette île en s> sa puissance. On tira ks vaisseaux k sec ; on les en- » vironna d^un fossé et d^un retranchement; et les » Macédoniens furent envoyés au fourrage dans le » pays , que sa prodigieuse abondance mettait en état » de nourrir Tannée. »
' Polyb. Lib. V , cap. I.
Cependant Philippe lui-même , en attendant qae les alliés fussent arrifës et qu^on commençât t'attaipie, s^occupa de reconnaître la place , pour voir de qad cote on pourrait avancer les ouvrages et appliquer les maehititô. Ayant remarqué que Pnlée était défendue de presque tous les côtés, ou par la mer ou par des précipices , et qu^on ne pouvait eà approcher que par une petite plaine da côté de Zacynthe ; ce fut par là qa'il résolut de faire ses approches et de former Tattaque.
Le^ alliés arrivèrent sur ces entrefaites; Scer£làïdas amena quinze bâûmens illyriens ; des vaisseaux épirotes, acamaniens et messénicns se joignirent ég^lement à la flotte macédonienne.
Alors Philippe , ayant Ëiit placer les balisles et les catapultes , de la manière la plus favorable pour repousser les assiégés et protéger Touverture des nnaes, fit approcher les machines pour battre les murailles.
Les Macédoniens se livrèrent ^ ce travail avec une telle ardeur, quVn très-peu de tems les remparts furent minés sur une longueur de cent soixante coudées (4o toises).
Alors le roi somma les habitans de se rendre ;-6«r leur refus obstiné d^y consentir, on mit le (eu aux