LIVRE III; CHAPITRE I
échafaudages en bois qui soutenaient le mur sapé : alors toute cette partie tomba , et Tinfanterie pesante marcha la première à la brèche par cohortes.
Les assiégés opposèrent une vigoureuse résistance, et par des prodiges de valeur ils parvinrent à repousser cet assaut ; les pertes des assaiUans furent si considérables , qu^elles leur enlevèrent tout espoir de réussir , et PhiKppe se décida jsur le chainp à lever le siège. Toute ison armée se rembarqua et alla dépendre à Leucade, qui tomba ainsi au pouvoir des Macédoniens.
X^ile de Corc jre devait être enlevée aux Romains » en vertu d^un traité que I^ilippe fit avec Ânnibal et dont voici la substance.
Après les articles qui étabUssent amiiiiy alliance et sê0ôurs réciproques entre les Carthaginois et les Macé- ^ dcmiens % il était dit :
« Les Romains ne seront maîtres, ni des Corcy- ^'^^"^
av. J. G.
» réens, ni des Apolloniates, ni des Epidamniens, ni
>> de Pharos, ni de Dimalle, ni des Parthins, ni de
j» TAtintanie; ils rendront h Démétrius Pharios ses
>» parens , qu^iIs reUennent dans leurs états , etc. , etc. 1»
• Polyb. Lîb. VU, cap. 11.
9i4 ans A peine Philippe , enorgueilli de ses succès et de
raliiance d^Ânnibal, après avoir pacifié la Grèce , pensait-il à porter ses armés au sein de Fltalie , que déjà les Romains ) échappés du péril le plus imminent par un courage et une constance héroïque, étaient prêts » Il ans à Tattaquer dans ses états. Uapproche de Valërius ' Lévinus effraya tellement Philippe , qu^il fit sur le champ retirer une partie de sa flotte, brûla le reste, et se hâta de retourner par terre en Macédoine ; mais Levinus, voulant empêcher que ce roi ne fut encore pour Rome le sujet de nouvelles alarmes , se ligua contre lui, d'abord avec les Étoliens, et ensuite avec Âttale, roi de Pergame.
En vertu de cette alliance , tout le territoire depuis TEtolie jusqu^à Corcyre, ainsi que TAcarnanie, devnk appartenir à la ligue Étolienne, les Romains ne se réservant que le butin '.
Lévinus s'étant emparé de Tîle de Zacynthe, la donna aux Etoliens conformément an traité, •v' J*c ^^ confédérés portèrent ensuite leurs armes chez les Achéens que commandait Philopœmen , et dans la
' Tît-Lîv. Decad. III, Lib. vi.