LIVRE III, CHAPITRE I
Macëdoine; cependant Rome, qui portait tonte son attention vers la guerre Punique, était ibrcëe de négliger, les affaires de Grèce; ce qui donna lieu aux aiSan» Épirotes de ménager peu après la paix entre Philippe et les Romains , et les alliés de part et d^autre.
Ce fut dans ce tems à peu près, que Seipion porta 3<» >»'
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en Afrique les aigles romaines , et qu'il dicta des lois à Cartbage , après avoir vaincu Annibal à Zama.
Philippe, toujours tourmenté de la passion de conquérir, attira de nouveau les armes des Romains en Grèce. Il avait fait la guerre à Attale, roi de Pergame, et s'était emparé d'Abydos, malgré les remontrances des ambassadeurs que le sénat lui avait en-« ^o' ""
av. J. C
voyés pour l'engager à la paix. Dès lors la guerre recommença avec les Romains; et Philippe, battu par T. Q. Flaminius aux Cynocéphales, fut contraint de 198 ans se retirer en Macédoine et se vit abandonné de ses alliés. Les Acamanes seuls demeurèrent fidèles à son parti ; s'étant assemblés à Leucade , leur capitale , ils se déddèreat à continuer la guerre contre les Romains. Flaminius apprit à Coreyre la résolution des Acar-
nanes, et sur le champ assemblant sa flottç, il vint
descendre devant leur ville.
Sa situation permettait de Tattaquer par terre et par mer ; le géoëral romain la fit battre par une grande quantité de machines ; et en fort peu de tems une partie des murailles fut renversée par la sape et le bélier; mais le courage des assiégés semblait s'accroître ayec le danger ; et peut-être leur valeur et leur persévérance auraient fini par triompher des obstacles, si quelques traîtres nVussent introduit les Romains dans le château.
Ces misérables , se répandant dans la ville en même tems que les assiégeans, attaquèrent toutes les brèches, et les Leucadlens furent taillés en pièces de toutes parts : quelques-uns continuèrent à se défendre Jusqu'à la dernière extrémité ; d'autres se rendirent à discrétion. Tous les peuples de TAcarnanie se soumirent ensuite au consul '.
D'un autre côté, Nlcératus, général athénien, avait battu Androsthènes , capitaine de Philippe; ci le consal Flaminius , poursuivant ses avantages contre ce roi , le contraignit enfin K la paix. Tons ses alliés y furent compris ; la Grèct fut mise en liberté sans
" Tit.-LiY. Décad. IV, Lib. m.