‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 46 sur 197 · LIVRE III, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE IL

Corcyre çt Lencade furent également fidelles à leurs

traites.

Cependant Ânimandre, roi des Âthamanes, les '9oan»

, av. J. C.

Epirotes, les Âmbrâciotes grossissent le nombre des ennemis des Romains ; mais déjà les deux Scipions , envoyés en Asie, ont vaincu Ântiocbus et contraint ce roi à demander la paix ; c^est alors que les Grecs cherchent en vain à apaifl^r le sénat de Rome; Fulvius Nobilior fut chargé de les châtier et de les soumettre par la force des armes.

Le consul aborda en Epire'et vint assiéger Ambracie \ Les habitans de cette ville ik défendirent avec vigueur ; les Étoliens de leur côté fi^ut diverses tentatives pour leur porter du secours ; mais elles furent toutes infructueuses.

Dans ces circonstances, Animandre, roi des Athamanes, et les Étoliens demandèrent et' obtinrent la paix du consul. Ambracie, avec son territoire, fut comprise dans le traité, et ouvrit ses portes aux Romains.

Fulvius, ayant exclu de cette capitulation File de

' Tît.-Liv* Dtcad. IV, Lib. viii. — Polyb. de LegaK cap. xxvii.

Hisi, des lies Ioniennes et Atlas. 7

Céphallémei la fit sommer de 5e ranger sous la dominatlon de Rome.

Les principales villes de cette île envoyèrent aussitôt deux cents otages , et ce ne fiit qu'à cette condition qa'elles obtinrent la paix des Romains. Mais peu après I Samé s'ëtant ouvertement révolté contre eux, le consul vint déployer devant cette ville tout l'appareil du siège d^Âmbracie.

Les Saméçns résistèrent aux attaques avec la plus grande valeur; ils élevèrent de nouvelles muraôlles derrière les brèches, et retardaient surtout les progrès des assiégeami par de fréquentes et vigoureuses sorties. Les Rf^mains alori|, pour hâter la reddition de la place , firent ytmx d^Égiiie , de Patras et de Djme des frondeurs qui, disposés autôiir de la place, tuaient les Saraéens sur leurs murailles, et jusques au sortir de leurs diameures : la crainte d'un pareil danger les empêcha de s'exposer davantage, d'autant plus qoe leur nombre, après un siège de quatre mois, suffisait à peine pour défendre les brèches.

Enfin, les assiégeans s'emparèrent une nuit par escalade de la forteresse appelée Cjathis, d'où ils se répandirent dans la ville et sur la place d'armes*

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