‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 47 sur 197 · LIVRE in, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE in, CHAPITRE II

Les Saméeas se retirèrent avec leurs femmes et leurs enfans dans la citadelle ; mais ils furent forcés de se rendre le lendemain à discrétion. Us furent faits esdayêSf et vendus à Fencan; la ville fut saccade , et le consul) après avoir pacifié le reste de Tîle, se rendit en Âcliaïe '.

La mort d^Annibal, en délivrant les Romains de i83 ans

1 c* leur plus redoutable ennemi , accrut leur ambition ,

qui se portait alors y^s la Grèce et TAsie; la même époque vit mourir aussi Philopœmen , le dernier des Grecs et le soutien de la ligue achéenne ; et cette circonstance servît encore' à favoriser leurs projets de conquêtes. Depuis la mort de Philopcemen , la Grèce qui s^était laissé égarer par les pernicieux conseils de quelques orateurs, provoqua leur vengeance.

Gorcyre, Leucade, Céphalléve, Ithaque, la répu*blique d*Athènes et File de Naxos restèrent fidelles à leur parti ; Zac jnthe , avec les Étoliens et le reste de la Grèce y partagea le fuaeste délire du roi Persée.

Philippe son père lui avait transmis sa haine contre 178 ans

aV' J. C

• Tît.-Iiv. Decad. IV, Lîb. VJii,

^ lOO HISTOIRE DES ILES IONIENNES,

la rëpublique romaine et Tascendant qu^il avait sa prendre sur tout le Péloponèse.

171 anf Persée fit de longs préparatifs contre les Romains, * ' ' et ses premiers succès lui procurèrent encore de nouveaux alliés; mais dans la troisième année de h guerre, le consul P. Emile le défit entièrement, et le condaisit prisonnier à Rome avec ses fils.

168 ans La Macédoine devmt alors province romaine, et le

av J C

reste de la Grèce seul conserva une ombre de liberté.

14a ans Un certain Philippe, se disant fils de Persée, sou-

' leva de nouveau ce pays contre les Romains ; secondé

par tous les ennemis de leur domination , il résista

quelque tems ; mais il fut enfin pris et la Macédoine

réduite de nouveau.

146 ans Ce fut alors que les Romains se vengèrent détentes 'les injures et de toutes les perfidies qu^ils reprocbaient aux Grecs. L^Achaïe, qui avait payé par des révoltes perpétuelles, l'indulgence de ses vainqueurs, fut soumise et privée de sa liberté. La Grèce tout entière subit le même sort ; Corinthe avait insulté à des ambassadeurs romains; le consul Mummius prit celte ville, et la détruisit de fond eu comble.

Corcyre coopéra avec sa flotte à cette expédition, et

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