LIVRE III, CHAPITRE V. ÏI
leur condaite à la bataille qui suivit le dëbarquèment,
que Lttcius fit Téloge de leur valeur en présenee de an iB3
toute 1 armée.
A la mort de Marc-Âurète, Commode, son fits, an 180 monta sur le trône impenalf et sembla ne régner que pour mieux faire apprécier et regcettér lea vertus de son prédécesseur. Son histoire , eomme eelle des Nëron et des Domitien, n'est que le récit de crimes et de folies qui déshonorent Thumanité; Rome» sous son règne, connut tous les maux, et fut en proie à tous les désordres. lï semble que la nature ^ avare de grands hommes, veuille toujours donner aux bons princes des successeurs indignes d'eux, pour consacrer encore davantage le souvenir de leurs vertus. C'est ainsi que libère succéda à Auguste, Domitien à Titus et Commode à Marc-Aurèle.
EL Pertinax , qui vînt délivrer les Romains du joug an i^^ qui les accablait, et qui monta sur le trône impérial, ^^ ^^^ était né d'un affiranchi dans les montagnes de la Lir gorîe. Commode , ne pouvant disputer l'autorité , que lui arrachaient ses soldats , finit ses jours par le ^
poison.
Les Corcyréens honorèrent, par des médailles. Fa
Iî8 HISTOIRE DES ILES IONIENNES,
mëmoire de Pertinax, dont le règne fut trop conrf, mais qaî employa le peu de tems qu^il dura , à réparer les maux et à corriger les abus introduits dans le gouvernement de Tempire. Ce prince porta de tous côtés sa bienfaisante vigilance » et répandit quelques faveurs SUT les habitans des Iles Ioniennes.