CHAPITRE XIIl
Arniiiiis, éyèqiie de Covqfse. — Victoire des Corcyrëens contre hss pîr&tes. -* Victoiieft de Nicéphore Phocas. -^ Cause de la perte de ses conquêtes, et de sa mort. — Jean Zîmîscès. *- Basile II, et Constantin III ; victoires de ces deux princes» — Zoé et Thëodora, impératrices. — Causes des guerres de Robert Guiscard avec l^empire d^Orient. — - Ses yicfoîres. — - Sa mort dans VWe de Corcjre.
C 0 11 STÂ N TIN TU , dit Porphyrogënète , âge de sep t •»<)(>
ère vulff,
ans» succéda à Léon le Sage, sons la. tutelle de Timpëratrice ^oé sa oière. ; Cette princesse , douëe d'une irertn mâle et à^uut grande habileté dans les affaires , goaTema sagement Fempire pendant la minorité ^e son fils. Son règne, assez - brillant , semble placé parmi cenx de tant de princes incapables et cruels , pour rendre ceui-ci encore plus odieux : une femme venait consoler le monde en le gouvernant. Les Bulgares furent repoussés, et la paix se fit avec les Sarra-
HisL des lies lomennes et Atlas» 1 1
té± HISTOIRE I^E6 tliES lOUIENNES, sins; mais bientôt Constantin ^ régnant par Ini-méine et livre k ses flatteurs , ôta les rênes du goaremement à celle qui les avait tedàes avec glmre , et la relégua dans un Meu d- eiil ; il assMHt à rampire Romain I ^ dit Lacapèûè^ dont il épMsà k fiU& ])ès4orSy tout tliàùgea dans Tétat; le goavemement stiige et modéré de Timpératrice Zoé , fut remplacé par un gouverne* ment tyrauniqoe; et les peuples, accablés d^irapôts, gémirent sous Toppression des chafs des provinces , èrc^vulc T^^ étaient devenus d^impttoyablea exacteurs.
Corcyre, dans ce ieras, (ut sur le point d'être la proie des barbares , qui s'étaient approchés pour ra-* vager Tile; mais Arsinius, alors évêque de ce pays« n'hésita pas à se dévouer pour conjurer l'orage qui allait fondre sur son troupeau : i) alla se livrer aux pirates, qui le retinrenl dans l'espoir d*en tîrtt \ine riche rançon. A peine cette générMae i^£^otioD de Théi^ïque pasteiâr filt-^He connue à €drc)6re, qae iMt les habitans se décidèrent de sfàté à l'arracher des mains des ennemis; en eflfet, ils attaquèrent les coi^ sflâres, et remport^^nt sur eux une victoire complètef dont Ârsinius fut pour eux la plus douce récompense. Ce respectable prélat semblait être pour ses cooâ*
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tojen»^ conme Qtie proviâcnce destinée à les {^rëserver ie tdtts les maUiciirs. Peu de tfms après ta te»-tatîve des barbares sot Corcyre, un des ministres. de GaDstaotoa , càiaryt. dHy Wer «n tribut et des impôts coBsidédbUsy tû fmmaii j satis&tre toute sa cupî* dUë,. accusa les CoKyréeas de rëbellioe, et leurs mag^isti^S deJSélonle. L'empçrear^ urrité, tuafida les accasi^ à sou tsifaiiial , p«iir y rendre compte de leur eoo4uile. Lm iosulalres a^^aient tMjl à redouter des perfides . sHtgtt^twss du ministre aittprèsdu prtneë, et ils en aatamit'été'les ^ri<^imes, si le vertueux ArsilÛM ne.sefiit eaoïve offert^ pov détourner les mawc qui alfaôepl: les afciaabler. Malgré son gvand âge, les bdignes et les dttgem-dîun long voyage ne purent reflSnayer;: il alb porter' au pied do tpèiie les justes ph^te^ de> e6$ eoBckojwns ^ dont il obtint enfin le j^dUni C^élait par us acte de gënerosîlé et de dé- ^jSjeiwrnt ^*il dev^t tenuin^r sa vie : la mort le fnmpa à Corinthe; et il ne put > à ses derniers inséuss, voir o^ pays qu^il avait csaansé deux Ibis. Les Corcy-*i)éms^ jaloux de posséder ses restes , <d)4iûrent soâ corps des Gmn&iens. D fut tran^orté à Gm:yre , pUcé dans la catUdrale avec une inscription grecque.
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destinée à' consacrer le soave&îr des vérins et des belles actions du prélat, dont la mémoire fut loiijou» dq>ais en grand honnenr dans Tile.
,^''^7 A cette époque à peu près, monrôt GHistantia
ère Taig. «^ * * '
Porphyrogénète : Thistoire de ces tems, qni n'est qu'on .long détail de crimes et de lAchetM, a laissé planer les plus odieux soupçons sur Romain II , fils de cet empereur, qui lui sucoéda. Impatient de régner , S fit, dlt*on, empoboDner son père, pour arriver plus Tite au trône. Son règne , d'ailleurs , ne fiit pas sans illustration ; et il fut heureux dans ses expédidons contre les Sarrasins, qui , de toute» partg^ menaçaient l'empire : mais tout l'honneur de ses triomphes doit être attribué à Nicéphore Phocas, qni commanda ses' armées avec gloire, et acquit la réputation d'un grand ^ ^ . capitaine. Les Corcyréens, sous ses ordres, furent
ère vulg. ■■ ''
employés \ la reprise de l'île de Crète , et à d'antras! opérations maritimes qui, toutes, furent couronnées de succès.
h^ v!f ^ général fut unanimement élevé à l'empire d'Orient, après la mort de Romain II, dont il épousa la veuve. Son premier soin fut d'enlever l'Ilafie aux Sarrasins ; il voulait réunir ensuite toutes les parties