LIVRE III, CHAPITRE XII, iSg
proie des barbares : les habitans des lies Ioniennes osèrent leur résister, les combattirent et parvinrent a lear anxicber, après plusieurs victoires, quelquesunes de leurs conquêtes.
L'empereur Micbel , qui mourut en 829, par suite de débaucbes, eut pour successeur Théophile son (ils, qui ne sut pas encore préserver les terres de Tetopire des incursions des barbares. Les Sarrasins, après l'avoir vaincu en plusieurs rencontres, désolèrent une partie des contrées soumises à sa domination , sous les ordres de Seba : ils portèrent leurs ravages dans ^« i lie de Corcyrc, mais sans pouvoir s'emparer de la ère vnlg. forteresse, défendue par le courage et le prxfriotisme des citoyens. A Théophile , incapable de soutenir le poids de sa couronne, et d^en faire respecter rhonnenv et la dignité, succéda un fils trop digne de lui, le lâche Michel III, qui, loin de défendre ses sujets, trouvait un barbare plaisir à verser leur sang de sesc propres mains : aussi son règne fut-il pour Tempire une époque de malheur et d'avilissement, dont les Sarrasins surent habilement profiter.
Enfin le trône , si long-tenv5 souillé et déshonoré par des princes faibles et sanguinaires, fut occupé
i6o HISTOIRE DES ILES IONIENNES,
par un homme digne de s'y asseoir, et capable d'en releverl'ëclat. Basile, dk le Macëdonien, qniparvintà l'empire en 867, arrêta lés incursions et les ravages des barbares; et par la sagesse et la douceur de son administration , il ferma les plaies de l'état Après un règne glorieux et trop court, il périt d'un accident a ,„ 886 la chasse. 11 accorda de grands privilèges aux Cwcy- '""»'«• réens , qui, par leur dévouement et leur courage, contribuèrent beaucoup à ses succès.
Léon VI, fils de Basile, qui lui succéda , mérita le surnom de philosophe, par la protection qu'il accorda aox belles lettres; maîs to^oors malheureux dans ses efforU contre les Bulgares et les Sarrasins, ilCut assex impolitique pour implorer le secours des Turcs contre ses ennemis. Les Ottomans apprirent ainsi k connaître la faiblesse de l'empire de ConstaBotinople, donlUs devinrent à leur tonr le fléan le plus dangereux.