CHAPITRE IL
Michel IV s'allie à Maînfroy, roi de Sicile, et an prince j'AcbaVe. — 11 déclare la guerre à Fempereur Michel Paléologue. — Il quitte Farmëe , trompé par nn transfuge. — > Son armée est hattae. *— Il fait la paix avec Fempereur d^Orient, et partage se» états entre ses fils. — « Charles d^ An/ou s'empare de Duraxzo , pui^s de Corfou. «^ H règle la justice, les afiaires de reSgion. — Ses yictoires en Grèce. — - Il retourne à Rome. -— Affaires de la Sicile.
Michel IY saccëda à son père; il épousa Marie, «n ,237 fille de Théodore Lascaris, empereur ïTOrient. Deux *'«^"'« fillee naquirent de cette union; Tune, Hélène, ^usa ^^ ,,55 Mainfroy , roi de Sicile ; et Tautre , nonun^ Âuia , ^'® ^'^' fut mariée au prince d^AelMie.
Théodore II Lascaris laissa ses états, en mourant, a Jean IV son fils, âgé de six ans seulement. Michel Paléologue gouverna pendant sa minorité. Mais le jeune prince nie devait pas être, plus que ses prédé-
l84 HISTOIRE DES ILES lONIEIÏKES;
cessenrs , à Tabrl des furears de rambition , qui se faisait alors un jeu des sermeos les plus sacrés ; Michel Paléologue, àTexemple de tant d'osiirpateors qui avaient souillé le trône d^Orîent , causa la perte de celm qu^il avait juré de soutenir et de défendre ; îl s*eropara de Fempire, et fit crever les yeux au malan isGi heureut Théodore. SCchel, duc de Cor fou, déclara ère vulg. j^ guerre à Fusurpateur, et s^étant joint contre lui à Mainfroj^ rôt de Sicile^ et au prince d^ Achaïe , ses gendres, il descendit en Macédoine avec des forces an laGa iuiposantcs. Uarméc ennemie était commandite par èrcvnlg. jç^jj^ frère de Paléologue. On allait en venir aux
mains, et du sort de la bataille dépendaient les destinées des deux partis. Les chefs devaient, dans de si graves circonstances, agir avec la plus grande circonspection ;' ifit cependant le duc de Corfou se laissa tromper par un émissaire du général ennemi. Amené comme transfuge "ii Michel , le soldat lui rapporta qu^il était trahi par ses fenéres, qui avaient fait leur accommodement avec l'empeveur^ et qu^ils devaient rabandoiiner au premier chi3rc. Malheureusemeot , dans ces tems où aucun lien ne garantissait la fide*- Il té, des insinuations aus^ perfides ne paraissaient