‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 91 sur 197 · LIVRE IV, PART. I, CHAP. IL i · texte numérisé non relu

LIVRE IV, PART. I, CHAP. IL i

que trop Yraisemblables , et le prince y ajouta foi. Il s^ëloigna donc précipitamment, accompagne seule* ment de quelques amis ; ses troupes , qui formaient une partie deTarmëe, le suivirent bientôt en désordre, et Paléologue n^eut plus qu^k se présenter pour remporter une victoire aisée. Le prince d^Âchaïe fut fait prisonnier , et le roi de Sicile parvint difficilement à sVchapper et à regagner son royaume. *" ^^^^

ère ▼olg.

' Le duc Michel, de retour à Gorfou, voyant qu'il avait été trompé, honteux de sa fuite, indigné de la perfidie des ennemis, résolut d'en tirer une éclatante vengeance. Il se remit en campagne contre eux, et bientôt une victoire complète et la prise du général de Fempire, César Alexis, firent expier à Paléologue le triomphe qu'il avait acheté par la trahison. Michel envoya son illustre captif à son cendre Mainfroy, afin de rentrer dans son amitié.

Le duc de Corfou , après cette victoire , fit la paix avec l'empereur d'Orient; celui-ci, pour cimenter leur alliance, accorda la princesse Anne, sa cousine, à I^icéphore , fils du duc de Corfou. Ce mariage eut lieu peu après.

Michel ly eut trois fils légitimes et un bâtard ,

ï86 HISTOIRE DES ILES lONIEHNES, appelé Jean , auquel U laissa la partie de ses états située sur le golfe de Lépante. IticépliGre lui succéda daos sa souveraineté. Il eut les îles de Corfou , Gé* phalonie, Ithaque; et en terre ferme TEpire, comprenant la Thesprptie, UAcamanie, et les Dolopes, pa js borné au Nord par le Pinde et les monts Âcrocérauniens; à TOrient par le fleuve Âchéloûs ; et a VOccident et au Midi par la mer Ionienne el^ les îles, an ia63 Jcau, duc de Patras, sut^ par sa valeur ainsi que *^« ^"6- par les alliances qu'il forma, conserver ses états, et les étendre même aux dépens de ses voisins. Mai$ Nicéphore ne jouit pas long-tems de son duché. an ia65 Cbarles d'Anjou, frère de saint Louis, après avoir *" ^^ conquis le royaume de Naples et détrôné Mainfroj, roi de Sicile, portant ses armes victorieuses contre Pempire d'Orient, cpmmença p^r s'emparer de Corfou. Heureux ce prince, si, aveuglé par la prospérité, il n^avait point souillé sa gloire militaire par la cruauté qu'il exerça envers Conradin, successeur de Mainfroj ! Ce jeune roi périt sur un échafaud avec un dac d'Autriche , son allié : ce régicide est l'un des premiers qui aient été commis en vertu d'une sorte de sentence judiciaire. La mémoire de Conradin, véritablement

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