RETOUR DE SULLA
francs), qu'on imposa à la province coupable^ ruinèrent pour de longues années ces contrées cruellement éprouvées déjà depuis cinq ans ^ Ilion' et Chios ^ seules, ainsi que la fidèle Magnésie sur le Sipyle ''* et avant tout Rhodes ^, à laquelle on rendit quelques-unes de ses anciennes possessions qu'elle avait perdues après la guerre des Romains avec Persée (p. 193 sqq.), comme aussi les Lyciens, non seulement échappèrent à la ruine générale, mais furent récompensés autant que possible de leur fidélité; on leur accorda des honneurs et on les dédommagea de leurs souffrances.
Sulla, au printemps de l'an 83 av. J.-C, se rendit d'abord d'Ephèse en Attique avec son armée, destinée à faire la guerre civile en Italie ^ Le terrible vainqueur se montra clément à sa manière à l'égard des Hellènes dont il avait couvert le pays de ses trophées. A Athènes, où il fréquentait T. Pomponius"', esprit distingué et très cultivé, il se fit initier aux Mystères
*) Appian., Mithr.y c. 61-63. Gran. Licin., pag. 35, lig. B, 10 sq. Sal- LusT., Catil., c. 11. Plut., Sulla, c. 25. LiiculL, c. 4. Cf. Meier, Pergamen. Reich, p. 424, et Mommsen, R. (t., vol. II, p. 306 et 391, qui, — contrairement aux autres modernes , — rapporte uniquement à la contribution extraordinaire les 20,000 talents mentionnés par Plut., loc. cit. : Cf. Becker- Marquardt, Rom. Alt., III, 1, p. 135.
^) L'indépendance qu'on avait octroyée depuis longtemps à cette cité, et qu'elle conserva sans doute lors de la défaite d'Aristonicos, lui fut à présent confirmée (Appian., Mithr.^ c. 61), et on y ajouta des indemnités d'un autre genre, Strabon, XIII, 1, 27, -p. 888 (594), et ci-dessus, p. 316, en note.
3) Restitutions faites à Chios (cf. Memnon, c. 33), Appian., c. 55; la ville fut alors déclarée indépendante, Appian., c. 61, et un sénatusconsulte en bonne forme confirma cette indépendance en 80 av. J.-C; cf. Bôckh, C. I. Gr., vol. II, n° 2222 et pag. 206.
*) Magnésie fut déclarée libre; v. Appian., Mithr., c. 61, init., v. aussi Strabon, XIII, 3, 5, p. 923 (621); cf. plus haut, p. 323, 2. Quant à Magnésie sur le Méandre, voy. Tacit,, Annal., III, 62 et Bôckh, C. I. Gr., vol. II, p. 581. Pauly, Realencyclop., vol. l, 2« édit., pag. 1948.
^) Appian., c. 61. On rendit donc alors auxRhodiens une partie de leurs possessions sur la terre ferme, et notamment Caunos avec plusieurs îles; cf. Cic, Ad Quint, fr. l, 1, 11, 36; v. aussi Strabon, XIV, 2, 3, pag. 963 (652), et sur la Persea rhodienne d'une époque ultérieure, v. Cic.) Ad famil., XII, 15, 4. Strab., XIV, 2, 1, 3, pag. 962 sq. (651. 652), et cf. Dio Chrysost., vol. I, pag. 633 (349, 13), 591 (324 extr.), 592 (325, 26), 593 (326, 7), 620 (341, 31) Reiske. Kuhn, Stadt. Verf., II, p. 46.
^) Appian., Mithr., c. 63, fin. Bell, civ.y 1, c. 76, init. Plut., Sulla, c. 26, init.
■') Corn. Nep., Attic. ^ c. 4.