POMPÉE A ATHÈNES
d'Athènes ne trouva pas d'imitateurs; les brigandages de Yerrès, en 80 (p. 396) et les exactions dont (en 57 et en 56 av. J.-G.) le proconsul Pison (p. 400 sqq.) s'était rendu coupable \ furent sévèrement blâmés à Rome. Le grand Pompée, au contraire, qui, lorsqu'il- revint victorieux de l'Asie, en 62, avait comblé défaveurs et de présents les rhéteurs et les philosophes rhodiens (auxquels, en 67 déjà, il avait témoigné son estime^), avait donné aux Athéniens, pour les récompenser des louanges outrées qu'ils lui avaient prodiguées en 67, pendant la guerre contre les pirates, et sans doute aussi en 62, lorsqu'il passa par Athènes pour s'en retourner en Italie ^, une somme de 50 talents au moins (300.000 francs) pour embellir leur ville et pour effacer complètement les traces de la terrible vengeance de Sulla\ * '
Ce qui était bien plus précieux pour les Athéniens, c'est que c'était précisément leur ville qui, plus que toutes les autres cités — (parmi lesquelles Argos, Tégée et Sparte étaient toujours au premier rang), — continuait à attirer une foule de voyageurs romains et de jeunes Italiens, avides de se former à l'école de la Grèce; l'élégance et la haute culture de ses habitants, sa glorieuse histoire, ses nombreux monuments et ses excellentes écoles exercèrent comme autrefois sur les
à rAthénien un magnifique monument. Plut., LuculL, c. 22. Strab.,XII1, 1, 55, p. 907 (609). Clinton, Fast. HelL, vol. Ill, p. 167. Blass, Griech. Beredtsamkeit, p. 36, 67 sqq. Drumann, vol. IV, p. 142. Précédemment déjà (dans la seconde moitié du ii" siècle), le stoïcien Archédémos de Tarse avait émigré chez les Parthes, cà Bibylone, et y avait fondé une école (Plut., De exilio, 14. Zumpt, Die philosophischen Schulen, p. 79. *) Cic, In Pison., 40, 96.
2) Plut., Pomp., c. 42 et Gic, ibid. c. 4. Strabon, XI, 1, 6, p. 753 (492). Cic, TuscuL, II, 25. Plin., N. H., VII, 30 (31), 112. Solin., c. 1, 115.
3) Plut., Pomp., c. 27. Zonar., X, 3, fin.
*) Plut., Pomp., c. 42. Elltssen, p. 21. Sur les présents de César, voir plus bas, p. 430. — Plus tard, Appius Claudius Pulcher [p. 396, 5] entreprit à Eleusis, en 51/50, avec les dépouilles de la province de Cilicie (53-51), une construction splendide, celle des Propylées conduisant à la cour du temple de Déméter et Persephone (comme il mourut bientôt après (v. plus bas, p. 417j, ils ne furent terminés que par ses parents); Cicéron aurait bien voulu en faire autant pour Athènes. Cic, Ad Attic, Yl, 1, 26. 6, 2. Cf. MoMMSEv, G. Inscr. latin, antiq., p. 181 sqq., n® 619. Keil in Philologus, Supplementband, II, p. 577 sqq. Bursian, Geogr., vol. I, p. 330.