LA BATAILLE DE PIIILIPPES
garnison de 3,000 hommes, sous L. Varus, resta dans l'île '. Après ces actes de violence, Cassius alla rejoindre Brutus à Sardes au commencement de l'anuée 42 ^ Assez longtemps après, vers la fin de l'été de l'an 42, les armées républicaines — après que les premières troupes des triumvirs (que l'escadre de L. Statius Murcus, d'abord envoyée au Ténare par Cassius, après la pri^e de Rhodes, pour surveiller les mers occidentales et pour lever des contributions dans le Péloponnèse ', ne réussit pas à arrêter dans la mer Ionienne), venant de Brundisium et de Dyrrhachion, eurent déjà occupé les défilés sur la frontière thraco-macédonienne — marchèrent sur la Thrace par Sestos et Abydos, probablement sans se hâter. Bientôt les deux armées ennemies se trouvèrent en face l'une de l'autre, les républicains s'appuyant sur Philippes et Thasos, les triumvirs Antoine et Octavien sur Amphipolis et *Thessalonique ; une bataille décisive était imminente *. Dans le camp des républicains se trouvaient, paraît-il, comme autrefois auprès de Pompée, à côté des troupes auxiliaires de l'Orient, de nombreux bataillons de guerriers grecs, sur le secours desquels — peut-être faut-il excepter l'excellente cavalerie des Thessaliens et des Parthiniens (près de Dyrrha-
1) Appian., JV, 65-74. V, 2. Dio Cass., XLVII, 33-36. Plut., Brut, c. 30 et 32 fin. Dio Chrysost. Orat. XXXI, p. 331 b. Zonar., X, 18. Valer. Max., 1,5, 8. Vell., II, 69 fin. Oros., VI, 18. (D'après Dio Cass., ibid., 33,lesRhocliens, fiers de leur marine, étaient si sûrs de la victoire, qu'avant la bataille de Myndos ils montraient aux Romains les chaînes dont ils espéraient charger les prisonniers). — Les exactions continuèrent même après le départ de Cassius; à la nouvelle de la mort de ce général dans la première bataille de Philippes. un lieutenant des généraux républicains, Cassius de Parme, brûla la plus grande partie de la flotte rhodienne et emmena avec lui trente vaisseaux. Appian., V, 2.
2) Plut., Brut., c. 34 init.; cf. Liv., Epit. lib. CXXll. — En Asie, le rhéteur Théodotos de Chios (Plut., Pomp., c. 77. Brut., c. 33. Zonar., X, 9. JoANN. Antioch.^ fr. 72, 9) ou de Samos (Appian , II, 84), qui avait contribué à faire assassiner par la cour d'Egypte Pompée fugitif, tomba au pouvoir de Cassius (d'après Zonar., ibid. Plut., Brut., c. 33 fin. Pomp., c. 80 fin., il tomba entre les mains de Brulus) et fut crucifié sur son ordre. Appian.. II, 90 init.
3) Appian., B. C, IV, 74 fin., 82.
*) Appian., IV, 86-108. Plut., Brut., c. 38 sqq. Anton., c. 22. Dio Cass., XLVII, 35-41. Zonar., X, 19. Liv., Epit. lib. CXXIIl sqq. Vell., II, 70. Eu- TROP., VII, 3. Flor., II, 17, Oros., VI, 18. Cf. Tafel , De Thessalon., p. XX Vil sqq.