ANTOINE ET LES ATHÉNIENS
avaient envoyé une légion en Achaïe pour y fourrager ^ ; c'était au moment des combats formidables qu'on se livrait autour de Pbilippes. Antoine, qui nomma L. Marcius Censorinus gouverneur de la Macédoine et de l'Achaïe *, et qui — en se rendant de Pbilippes en Grèce — reçut dans l'ile de Tbasos la soumission de plusieurs des partisans les plus considérables de Brutus ; qui en outre, enleva'' des provisions considérables d'argent, de vivres et de matériel de guerre amassées par les républicains vaincus, n'avait nullement l'intention de punir les Hellènes de leurs sympathies pour le parti abattu. D'une nature chevaleresque au fond, et, malgré le sang qu'il avait versé en Italie, capable de générosité, il n'avait, comme vainqueur heureux, aucun motif pour persécuter cruellement les Grecs, qui ne l'avaient -même pas personnellement blessé. A Athènes, il se rappela le séjour qu'il avait fait autrefois en Grèce (p. 413) ; il se sentit tellement captivé par le charme de la vie athénienne, avec ses plaisirs faciles et élégants, et tellement enivré par les flatteries de ces descendants de Cécrops, aussi rusés que souples et serviles, qui vantaient en lui, avec une parfaite connaissance de son caractère, le philhellène et l'ami des Athéniens, qu'il oublia complètement son rôle de soldat victorieux, qu'il se plut à vivre en Hellène parmi les Hellènes et à assister aux leçons des philosophes, aux jeux publics et aux fêtes des Athéniens; il finit même par leur donner, entre autres choses (il était alors en Asie), l'île d'Égine, Icos, Céos, Scialhos et Péparethos (et peut-être aussi la ville d'Erétrie) \ Il se rendit aussi à Mégare, à la prière des habi-
1) Appian., IV, 122.
2) Plut., Anto7i., c. 24mit.; Cf. Zumpt, Comm. Epigr., vol. II, p. 251. Drumann, vol. I, p. 427 et 514, nous parle du triomphe qu'il célébra sur la Macédoine, c'est-à-dire sur quelqu'une des peuplades barbares du Nord (l'^'^janv. 39).
3) Appian., IV, 106. 136 On.
*) Plut., Anton., c. 23. Appian , V, 7 (cf. 76). Dio Gass., LIV, 7. K. Fr. Hermann fait observer (GrHec/i. Staatsalt., § 176, 14) qu'on aurait tort de conclure des paroles d'Appien, \i.zxa Tr,vov 9.. t. X., que les Athéniens aient possédé antérieurement déjà Ténos; il est possible qu'Antoine ait d'abord promis cette île aux Athéniens, et que, l'ayant ensuite donnée aux Rhodiens (ci-après p. 443, 1), il ait dédommagé Athènes en lui cédant les îles dont parle Appien. (Cf. aussi Bôckh, C. L Grr., H, p. 177, n» 2151 et Waghsmuth, Die Stadt Athen, p.' 664.)
442 ANTOINE ET LtS ATHÉNIENS
tants de cette ville si cruellement maltraitée par Calénus six ans auparavant, et leur promit de reconstruire leur temple d'Apollon; cet édifice, d'ailleurs vieux et laid, avait probablement été détruit lors de la prise de Mégare par Calénus; c'est avec une ironie toute moderne qu'il répondit aux bons bourgeois de cette petite ville insignifiante qui lui montraient leur Hôtel-de- Ville, en comptant sur son étonnement et son admiration : « Il est petit, il est vrai, mais il ne tient plus ^ »
Cet aimable commandant en chef n'en devait pas moins achever la ruine de la Grèce. Antoine n'était pas, il est vrai, rapace comme beaucoup de gouverneurs romains ou de banquiers chargés de la malédiction des provinces ; mais il lui fallait des sommes énormes pour satisfaire ses soldats et subvenir aux dépenses de sa vie déréglée. La Grèce, notamment le Péloponnèse, dut lui fournir des sommes considérables, et il ne se trouva pas partout des Romains obligeants comme les banquiers Nemerius et Marcus Cloatius à Gytheion, qui non seulement prêtèrent de l'argent à la ville, mais s'employèrent utilement pour elle auprès de l'agent du triumvir\ Antoine était d'ailleurs excessivement léger et ne se préoccupait que fort peu des expédients financiers et des exactions de ses compagnons ^ Ces défauts, joints aux complications des affaires politiques pendant les douze années qui suivirent, portèrent à son comble la misère des Hellènes des deux côtés de la mer Egée. Ce furent d'abord les Grecs d'Asie qui souffrirent le plus cruellement \ Là aussi, il est vrai, Antoine , après avoir débarqué à Éphèse (au commencement de Tan 41), se montra disposé au pardon; il fut clément à l'égard des Hellènes, qui, le connais-
') Plut., Anton., c. 23 fin. Cf. Paus., I, 42, 5. Bursian, Geogr.. vol. I, p. 377 sqq.
- Sur ces deux frères, qui, avant et après la mort de César, ont rendu à Gytheion des services analogues à ceux que Pomponius avait rendus auparavant à Athènes, voy. l'inscription de Gytheion, des années 40-38 avant J.-C, publiée par Sauppe dans les Nachrichten von d. K. Gesellschaft d. Wiss. zu Gôttingen, 1865, n° 17: p. 461 et 1867, n° 9, p. 156 sqq. et Philologus, XXV [1867], p. 557 sqq'.
^) Dans l'entourage d'Antoine, décrit avec tant de malice par Cicéron, se trouvaient aussi beaucoup de Grecs, comme (cf. Drumann, vol. I, p. 116. 513 sqq.) Gydas de Crète, Lysiade d'Athènes, Métrodore et d'autres,
*) Appian., V, 2.
MISÈRE DES GRECS d'aSIE 443
sant très bien, le reçurent avec enthousiasme et le comblèrent d'honneurs; il récompensa notamment les malheureux Rhodiens, qui, à la nouvelle de la défaite et de la ruine du parti républicain àPhilippes, s'étaient révoltés sans tarder et avaient contraint la garnison laissée dans l'île par Cassius à se retirer: pour prix de leur fidélité, il leur donna les îles d'Andros, de Ténos et de Naxos, et la ville de Myndos ^ Mais le général avait besoin de beaucoup d'argent ; il fallut donc que ce pays, si cruellement exploité par Dolabella, Brutus et Cassius (p. 437), lui payât dix années de tribut dans l'espace d'un an. Il voulut bien, à la fin, se contenter d'un tribut de neuf ans payable en deux ans, et l'on considéra cette concession comme une grande faveur. Et cependant cet homme, d'ailleurs très généreux aux dépens de la province, qui tâchait de se procurer dje l'argent par tous les moyens possibles, excepté par l'usure, les spéculations et l'économie, se préoccupait si peu de l'énorme profit que faisaient ses officiers et ses favoris sur les impôts de la province d'Asie, que sa caisse, en lin de compte, ne se trouva que médiocrement pleine. Il fallût donc que les habitants de la province d'Asie couvrissent encore le déficit! Hybréas (avoué et premier magistrat de Mylasa) paraît avoir réussi enfin, grâce à la franchise de ses paroles et à ses énergiques remontrances, à restreindre ces abus dans une certaine mesure ^ Ce fut probablement vers la fin de l'an 41 ou -au commencement de l'an 40 qu'il dit à Antoine : « L'Asie t'a donné 200.000 talents (1200 millions de francs) ! Si tu veux nous imposer deux fois par an, il faut aussi que tu nous donnes deux étés et deux automnes ! Si tu n'as pas reçu ces 200.000 talents, demande-les à ceux qui les ont touchés ; mais, si tu les as reçus et déjà dépensés, nous sommes perdus ! » Ces exactions et, bientôt après, la terrible invasion des Parthcs, qui pénétrèrent,
1) Mem. Mus. N. F., II, p. 97. Bôckh, C. /. Gr., II, p. 1079, n« 2417 b. Appien, V, 7, dit que les Rhodiens perdirent bienlôt après ces nouvelles acquisitions (par ordre d'Octavien, sans doute, après la bataille d'Actium), « parce qu'ils avaient été des maîtres trop sévères », c'est-à-dire probablement parce qu'ils s'étaient rendus coupables d'exactions.
2) Appian., V, 4-7. Plut., Anton., c. 24. Stkab , XIII, 4, 15 fin., p. 935 (630). XIV, 1, 41, p. 959 (648) et 2, 24, p. 974 (659) Dio Cass., XLVIII, 24 init. et 30. Blass, Griech. Beredtsamkeit , p. 73 sqq.
444 l'achaie sous m. Antoine
en 40 av. J.-C, jusqu'en Carie et en lonie; les préparatifs formidables que fit Antoine en 36 av. J.-G. pour les repousser, puis la mauvaise administration du pays par Antoine, qui (depuis 35) résidait à Alexandrie, et enfin les immenses préparatifs qu'il fit pour sa dernière guerre contre Octavien, achevèrent la ruine des Grecs d'Asie. En Achaïe, le sort des Hellènes fut tout différent,
La Grèce d'Europe avait joui de plusieurs années d'une paix profonde, troublée seulement, vers 39 environ av. J.-C., par les flottes de Sextus Pompée, alors maître delà Sicile, et par celles de l'amiral Domitius Ahénobarbus*, qui croisait dans lamer Ionienne avec un reste des forces navales de Brutus et de Cassius, en s'appuyant sur quelques points fortifiés^ comme, par exemple, Céphallénie. L'arrivée à Athènes de Fulvie, femme d'Antoine (avec ses partisans), après la malheureuse guerre de Pérouse (au printemps de l'année 40), les scènes assez vives qui eurent lieu^ entre les deux époux , la mort de Fulvie à Sicyone^ tous ces échos des événements les plus récents en Italie pouvaient bien exciter l'intérêt des Hellènes; mais la guerre entre Antoine et Octavien,. qu'on redoutait déjà, en vue de laquelle l'île de Rhodes avait dû fournir des vaisseaux^ n'avait pas encore éclaté. Au contraire, Antoine, après la signature des traités — de celui de Brundisium, par lequel Octavien et Antoine se partageaient l'empire romain (dans l'automne de l'an 40), et de celui de Misène (dans l'été de l'année 39), qui rétablit pour quelque temps la paix entre Sextus Pompée et les triumvirs — s'en retourna tranquillement en Grèce, dans l'automne de l'année 39^, maître de toutes les provinces et de tous les Etats clients de l'empire situés à l'est d'une ligne passant par la mer Ionienne et l'Adriatique, le fleuve Drilon (qui séparait l'Illyrie macédonienne de •la Dalmatique) et la ville de Scodra. Accompagné cette fois de sa jeune et charmante femme Octavie, sœur d'Octavien, que celui-ci lui avait donnée en mariage, en 40, pour assurer
1) Cf. Appiân., V, 25. 26.
2) Appian., V, 50. 52. 55. Plut., Anton., c 30. Dio Gass., XLVIII, 27. 28. ZoNAR,, X, 22.
3) Plut., loc. cit, Appian., V, 52. 55.
l'aCHAIE sous 31. ANTOINE * 445
l'exécution du traité de Brundisium, il choisit pour résidence Athènes et y resta avec cette femme distinguée (sauf quelques interruptions) depuis la fin de l'année 39 jusqu^au printemps de Tan 36 av. J.-C.^ Cependant le maintien de la paix dans l'empire devait coûter cher, du moins au Péloponese. On sait qu'Octavienet Antoine signèrent en 39, àMisène, un traitéde paix avec Sextus Pompée, le fils du grand Pompée, qui, depuis l'an 43 av. J.-C; paralysait le commerce sur les côtes de l'Italie, grâce à sa flotte puissante et à sa position de maître de la Sicile, et empêchait l'arrivage devenu indispensable des blés d'outre-mer en Italie. Une des clauses de ce traité était la cession du Péloponnèse à Sextus ^ Or Antoine, avant de livrer ce pays à Pompée, qu'il détestait^ voulait le rendre aussi improductif que possible ; comme il avait toujours besoin d'argent et que l'Asie ne pouvait plus fournir alors de nouvelles sommes d'argent, il se mit à exploiter sans pitié le Péloponnèse, en lui imposant d'énormes contributions. Il finit même par déclarer que le Péloponnèse ne pouvait être cédé à Sextus que si ce dernier lui payait les sommes qui lui étaient encore dues dans la péninsule, ou s'il en garantissait tout au moins le paienient, ou enfin s'il voulait attendre que les habitants l'eussonl satisfait. Bientôt de nouvelles difficultés surgireni, et Antoine consentit d'autant moins à se dessaisir de la péninsule que les rapports entre Sextus et Octavien étaient redevenus assez tendus pour rendre inévitables une rupture
M Plut., Anton., c. 33. Appian., V, 76 init. Zonar., X, 23 iiiit.
2) D'après Appian., V, 72. 77. 80. Si Vell., II, 77 et Dio Cass., XLVllI, 36. 39. 46. ZoNAR., X, 22, mettent le mot « Achaïe », il ne faudrait pas, avec Drumann, vol. I, p. 430, note 8, accuser Appien d'inexactitude; il est plus probable que Pompée, qui, à l'ouest, ajoutait à son empire maritime la Sardaigne et la Corse, se contenta, en Orient, du Péloponnèse, au lieu de prétendre à la possession de la Grèce centrale, très difficile à défendre; il ne faut pas oublier que le Péloponnèse, à une époque où la situation politique de la Grèce é lai fe- toujours encore indécise et où l'étendue géographique du nom officiel d' « Achaïe )> était encore mal définie, est appelé à plusieurs reprises « Achaïe ». Cf. Kuhn, Beitrâge zur Verf. d.Rôm. Reichs, p. 130 et Stadt. Verf., vol. II, p. 72. Curtius, Pelop., vol. I, p. 111. Zumpt, Comm. Epigr., II, p. 251. La cession du Péloponnèse à Sextus Pompée a laissé des so'ivenirs dans des noms de Spartiates romanisés (voy. Bôckh, G. 1. Gr., vol. I, p. 657, et n°« 1242. 1267. 1284. 1345. 1357. 1365-1369).
446 ORGIES d'anTOINE a ATHÈNES
ouverte et une nouvelle guerre \ Pendant ce temps, on menait joyeuse vie à Athènes. Les Athéniens avaient brillamment reçu, dans l'automne de Tannée 39 av. J.-C. , le général nouvellenjent marié ainsi que sa jeune femme, et Antoine — il avait, sur ces entrefaites, confié à son eminent légat P. Ventidius la*guerre contre les Parthes, par lesquels (p. 443) l'Assyrie et l'Asie-Mineure avaient été envahies en 40, et à son légat Gains Asinius Pollion le soin de combattre et de soumettre les Parthiniens (près de Dyrrhachion), qui, depuis 42, persistaient dans la révolte comme fidèles partisans de Brutus (Pollion célébra son triomphe sur cette peuplade le 25 octobre 39*) se disposa à mener en attendant, au milieu d'eux, une vie de plaisirs faciles et élégants. A la grande joie des Athéniens, il adopta les mœurs de la Grèce, porta le costume du pays, et fréquenta les gymnases et les leçons des philosophe's et des rhéteurs qui enseignaient à Athènes. Et lorsque, dans l'hiver de 39-38 av. J.-C., il reçut la nouvelle des brillantes victoires de Yentidius, qui depuis l'été de l'année 39 avait chassé les Parthes de l'Asie Mineure, les avait battus à plusieurs reprises dans le Taurus et sur les frontières de Syrie et avait fini par les expulser de cette contrée, il célébra ces succès à Athènes par des fêtes splendides; les habitants furent magnifiquement traités ; les jeux athlétiques, auxquels le général assista en personne, en qualité de gymnasiarque, les remplirent d'enthousiasme '. Les Athéniens, selon leur habitude, répondaient à ces marques de condescendance par des flatteries exagérées; c'est ainsi qu'ils consacrèrent à Antoine*, en changeant
1) Dio Cass., XLVIII, 39 init., 46 init. et cf. Appian., V, 77. 80. Zonar., X, 23, init.
2) Dio Cass., XLVIII, 41 fin. Appian., V, 75. Horat., Carm., II, 1, 16et V. Drumann, vol. I, p. 441. II, p. iO. A ]a même époque, d'autres troupes d'Antoine faisaient la guerre aux Dardaniens, qui inquiétaient constamment la Macédoine. Appian., V, 75.
3) Appian., V, 75 et 76. Plut., Anton., c. 33.
*) Plut., Ant., c. 60 (cf. Dio Cass., L, 15). C'est le premier exemple qu'on puisse citer à Athènes du procédé peu délicat qui consistait à consacrer à des hommes encore vivants des œuvres d'art des temps passés en en changeant l'inscription. Cet usage devint alors de plus en plus fréquent ; c'est ainsi qu'entre autres Pausanias trouva près du temple d'Héra, non loin d'Argos, sur la colline Eubœa, une statue d'Oreste consacrée à Auguste. II, 17, 3. Ross., Archàol. Aufs., vol. I, p. 170 sqq., 184.
ORGIES d'aNTOIXK A ATHÈNES 447
les inscriptions, les statues colossales érigées autrefois dans l'acropole en l'honneur des rois de Pergame Eumène II et Attale II. Comme il l'avait déjà fait en Asie après la bataille de Philippes *, Antoine ne craignit pas de se poser à Athènes en « nouveau Dionysos ». Dans les grottes et sur les pentes du rocher de l'acropole, au-dessus du théâtre de Dionysos, il célébra un jour, avec ses amis et avec la coopération de nombreux artistes et mimes italiens, une fête bachique, aussi immorale que grotesque et fantasque; puis, après de copieuses libations, il monta le soir à l'acropole, tandis que des lampes et des torches éclairaient brillamment tous les toits de la ville. Il y eut dans la suite plusieurs fêtes du même genre. Puis il ordonna à toutes les villes de la Grèce, par la voix des hérauts, de l'adorer comme « Dionysos ». Les Athéniens furent assez servîtes et en même temps assez naïfs pour fiancer le nouveau Dionysos à leur déesse Athéné Polias; le Romain, très pratique, les pria de lui donner une dot d'un million de drachmes (ou de francs), ou même de mille talents (six millions de francs. ^) Lorsque, au printemps de l'année 38, il se remit en route pour FiVsie, pour faire la guerre aux Parthes, il laissa sa femme en Grèce et emporta, obéissant aux injonctions d'un oracle, une couronne faite d'une branche de l'olivier sacré d' Athéné, sur l'acropole, et une cruche remplie d'eau de la source de Clepsydra (p. 345) K Les Athéniens ne devaient plus le revoir que dans des circonstances complètement différentes, après que, au printemps de l'année 36 av. J.-C, il se fut rendu d'abord en
- 1) Cf. Plut., Anton., c. 24. Vell., II, 82.
2) On sait qu'Antoine s'efforçait d'accréditer Ja légende d'après laquelle sa race descendait d'Héraclès (dont, soit dit en passant, prétendait aussi descendre la gens Fabia de Rome); Drumann, vol. I, p. 59, note 2, o.L Appian., III, 16 fin., 19 fin. Plut., Anton., c. 4. 36. 60. — Sur cette comédie du « nouveau Bacchus athénien », v. Dio Gass., XLVIH, 39. Zonar., X, 23 init. Plut., Anton., c. 60. Socrat. Rhod., ap. Athen., IV, pp. 147 e. 148, c-d, et Senec, Suasor.^ 1. Voy. aussi C. Bôttigher dans le Philologus, vol. XXII, fasc 1 (1864), p. 74. Preller, Rom. MythoL, 2'' édit., p. 772.
') Plut., Anton., c. 34 init. et cf. C. Bôttigher, op. cit. Antoine revint encore une fois à Athènes en 38 , après sa courte expédition en Syrie (Plut,, Anton., c. 34), pour y rester jusqu'au printemps de l'an 36. Drumann, vol. I, p. 446-450.