‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 2)Chapitre 222 sur 235 · MESURES ADMINISTRATIVES · texte numérisé non relu

MESURES ADMINISTRATIVES

revenus) de laquelle il dédommag-ea les colons de Capoue (établis autrefois^ eu o9, par César sur le domaine capouan, et lésés dans leurs intérêts par les faveurs récemment accordées aux vétérans), ne touchèrent pas de plus près les autres Grecs d'Europe. Les Spartiates, par contre (qui, en 40, avaient gagné les bonnes grâces du souverain en recevant chez eux Livie [p. 449, 4] laquelle, depuis, épousa Auguste^), obtinrent, en récompense de leur participation à la lutte contre Antoine, l'honneur de la préséance aux nouveaux Jeux actiaques^ On crut que c'était pour punir les Messéniens de leurs sympathies pour Antoine qu'Auguste, qui se trouvait alors (probablement en 21 av. J.-C.) à Sparte dont il charmait les habitants en prenant part à leurs syssities % sépara de la Messénie, pour les donner à Sparte*, les districts de Phérse (d'Abia) et de Thuria (p. 277, 2), situés au sud-est entre le Taygëte elle Pamisos inférieur. Les rapports (redevenus, paraît-il, indécis depuis quelque temps) entre Sparte et les Eleuthérolaconiens, rapports qui, du reste, avaient perdu, selon toute apparence, leur ancienne raideur, furent réglés défmitivement de la manière suivante : Sparte obtint en Laconic ^ le port de Cardamyle, situé sur la frontière des districts messéniens nouvellement acquis, et en outre (p. 277, 1) l'île de Cythère, qui devint ou resta la propriété d'Euryclès.

D'après une décision du prince , Les autres villes considérables

territoire de Cnossos était (d'après Bôckh, C. I. Gr., vol. II, n°2597, p. 434) encore vers la fm da iv" siècle (en 383) après J.-C, entre les mains des habitants de Capoue. Cf. Becker-Marquardt, III, 1, p. 224. 336.

') Dio Cassius, LIV, 7.

*) Strab., VII, 7, 6, p. 501 (325). En souvenir de son séjour à Apollonie (p. 405) et reconnaissant de l'attachement dont les habitants de cette ville avaient alors fait preuve pour sa personne, Auguste non seulement confirma leurs libertés, mais leur accorda aussi l'immunité et d'autres faveurs. Nicol. Damasc. (ap. Muller, Fr. H, Gr , III, p. 436, n° 101), De vita C«5., XVII, 3.

3) Dio Cass., LIV, 7.

*) Paus., IV (1,1), 30,2. 31,2; cf. Curtius, Felop., v. II, p. 128.161-163. 286 sqq., qui croit que ce fut à cette occasion que les Thuriens durent abandonner leur antique ville située sur la hauteur pour s'établir dans la plaine (Paus., i6tû5.). Nous ferons voir (vol. II) que celte nouvelle délimitation des frontières entre Sparte et la Messénie ne- survécut pas à l'époque d'Auguste.

2) Voy. sur Cardamyle, Paus., Ill, 26, 5. Cf. Curtius, Felo^., II, p. 214. 285. 287. Sur Cythère, v. Dio Cass., LIV, 7. Curtius, p. 302.

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