MESURES ADMINISTRATIVES
de la Laconic, alors encore au nombre de vingt-quatre, devaient former à l'avenir la confédération indépendante des Eleuthérolaconiens'. En Arcadie, où les habitants de M antinée^ peutêtre avec le secours de l'empereur, avaient bâti un temple à Aphrodite Symmachia en souvenir de leur participation à la bataille d'Actium sous les aigles d'Octavien, ce dernier punit les Tégéates en faisant enlever de leur temple d'Athéné Aléa une vieille statue de cette déesse, qu'il fit transporter à Rome, ainsi que les dents du sanglier mythique de Calydon, dont on conservait les restes en cet endroit*. Les Athéniens perdirent, en 21 av. J.-C, la ville d'Érétrie et l'île d'Égine', qu'Antoine leur avait donnée (p. 441) en 41 av. J.-C, de sorte que le territoire d^Alhènes ne comprenait plus^ outre l'Altique avec Salamine, que les districts d'IIaliarte, d'Oropos % et, outre Délos et quelques-unes des Cyclades et des Sporades, les anciennes possessions d'Imbros, de Lemnos et de Scyros^.En outre^ Auguste, qui appréciait l'honneur d'être citoyen d'Athènes, interdit aux Athéniens la coutume peu
*) Dix-huit de ces villes subsistaient encore à l'époque de Pausanias et des Antonins comme communes éleuthérolaconiennes; d'après Pausan., Ill, 21, 6, c'étaient Gytbéion, Teuthrone, Las, Pyrrhichos, Kainépolis, OEtylos, Leuctra, Thalamœ, Alagonia, Gérénia, Asopos, AcricE, Bœae, Zarar, Epidauros Limera, Prasiee, Géronthree, Marios ; cf. aussi Curtius, Pelop,, vol. I, p. 83. II, 214. Sur l'hypothèse d'O. Mûller (Die Dorier, vol. II, p. 22 sqq.) concernant six autres villes qui auraient appartenu auxÉleuthérolaconiens, v. Curtius, op. cit.^ vol. II, p. 332; cf. en général G. Weber, De GytheOy p. 32 sqq., et Hermann, Griech. Staatsalt., § 50, 22 sqq ,| et sur leur confédération et leur constitution; ci-dessus, p. 286, 1. Weber et Hermann, loc. cit., et cf. aussi Paus , Ilf, 26, 6.
•2) Paus., VIH, 9, 3. 46, 1 et fin. Curtius, Pelop., vol. I, p. 255. — Sur d'autres points, le goût du prince pour les beaux-arts lui faisait accorder des faveurs; c'est ainsi qu'Auguste (d'après Strab., XIV, 2, 19, p. 972 [657]) diminua, dit-on, de 100 talents le tribut de l'île de Cos, parce que les habitants lui cédèrent un tableau représentant Aphrodite Anadyomène, la mère mythique de la gens Jtilia, ponv le consacrer à Rome à la mémoire de César.
3) Dio Cass., LIV, 7 (Cf. 0. Mûller, Aeginet., p. 193. Bôckh, C. I. Gr., II, p. 177). Nous ne savons si les indications données par Plut,, Apophth. Rom. apophth. August., 13, se rapportent à ce temps-là; cf. Ahrens, p. 12, n° 2.
*) Pausan., I, 34, 1. Strab., IX, 1, 22, p. 612 (399). Bursian, Geogr., vol. I, p. 220.
S) Cf. Ahrens, p. 60 sqq., et Beutler, p. 40 sqq.; sur Délos, v. vol. II et ci-dessus, p. 360. Bockh, C I. Gr., vol. II, no 2371, prouve que Céos notamment resta. aux Athéniens; sur Sciathos, v. n° 2153.