POLY.EN., VI, 17. ZONAR., IX
«) Cf. Liv., XXXVI, 42. XXXVII, 13. XXXVIII, 9. 10. 11. 28-30. Polyb., XXII, 13, 5 et 13 sqq., 15, 12, 23, i. Cf. Beeskow, Die Insel Cephalonia^ p. 20. 31.
3} Liv., XXXVIII, 9-11. PoLïB*, XXII, 13, 14-15, 15. Zonar.> IX, 21. Cf. NissEN, p, 203.
ACQUISITIONS DE PHILIPPE 13 i
prochainement, tomba bientôt, au milieu de terribles luttes intestines, dans un état d'impuissance complète.
Tandis que la puissance étolienne se trouvait ainsi anéantie ; tandis que, en outre, le butin que Rome avait enlevé à l'empire des Séleucides rejetés derrière l'Halys et le Taurus parla bataille de Magnésie et la paix conclue en 189 servait à enrichir le royaume de Pergame et la république de Rhodes, de telle façon que le roi SEumène II reçut en Asie la plus grande partie des provinces cédées par Antiochus à l'ouest de la Cilicie et de la ligne de l'Halys, et, en Europe, la Chersonnèse de Thrace avec Lysimachia, Rhodes^ de son côté, des territoires considérables en Lycie et en Carie ; tandis que, enfin, la plupart des villes grecques de l'Asie Mineure (avant tout Lampsaque, Dardanos et Ilion, Phocée, Kyme, Smyrne, Clazomène, Érythrse, Chios, Colophon, Milet et d'autres) obtinrent la confirmation de leur indépendance et « (à l'exception tant de celles qui jusque-là avaient été tributaires du royaume de Pergame que de celles qui, à cause de leur attachement persistantà Antiochus, devinrent tributaires d'Eumène), furent dispensées de payer à l'avenir un tribut aux différents potentats de TAsie Mineure* » : les deux puissances de la péninsule grecque en Europe qui, seules, comptaient encore pour quelque chose depuis la ruine des Étoliens, la Macédoine et la Ligue achéenne, avaient fait, elles aussi, des conquêtes considérables, mais en se mettant en même temps dans une situation qui devait exercer une influence fatale sur les destinées ultérieures de ces deux États. Le roi Philippe, qui (dans l'été de l'an 191)^ parce que Acilius exigeait qu'il levât le siège de Lamia, avait été un moment très irrité contre les Romains, s'était rapidement réconcilié avec eux lorsqu'ils lui permirent, pour le dédommager, d'étendre ses conquêtes, aux dépens des Étoliens et de leurs alliés dans cette guerre, sur tout le territoire qui s'étend entre l'Olympe et le golfe d'Ambracie. Et il avait admirablement profité de cette permission. Déjà maître de l'Athamanie, il avait (pendant l'été et l'automne de
1) Voy. les détails dans Mommsen, Rom, Gesch., l, p. 752 sqq, Meier, Pergamen, Reich, p. 375. 377. Kuhn, Die stddt. und bilrgerl, Verf, d» rôm, Reichs, II, p. 134 sqq.