BATAILLE DE SCARPHEIA ! MÉTELLUS EN BÉOTIE
ronlre tumultueuse et désordonnée, les Hellènes furent complètement battus; des nnlliers furent massacrés, près de ijOOO hommes furent fait prisonniers; quanta Critolaos, on n'entendit plus jamais parler de lui depuis cette bataille *. L'ar— mée grecque était en déroule et subit encore plusieurs pert graves pendant sa fuite vers Corinllie. Le contingent de I ville de Palrœ et des environs (dont les forces avaient autre — fois déjà subi des pertes terribles dans la grande guerre cel — tique de Tannée 27Î)*) fut complètement anéanti en Phocide'- Une troupe d'élite de 1,000 Arcadiens, qui avaient suivi Crito — laos et étaient arrivés jusqu'à Élalée, en Phocide, fut forcées de rebrousser chemin par les Élatéens, qui avaient appris lai» nouvelle de la bataille de Scarpheia, et complètement détruil^ par les Romains près do C.héronée pendant sa retraite *. Aprèî^ ces succès rapides, Mélellus revint à des moyens plus doux.
K. PAPARUHniopoi LOS* de ne placer la ruine de Corinlhe qu'au printemps de^ Tan 145), p. 354 sqq.
') Pausan.,V1I, 15, 2el3. Vell.,I, ll.ZoxAR., IX,31. Polyb., XL,6, 11 - Kn se servant de termes plus généraux, T. Live, Epit,, LU, et Orose, V, 3 (qui, d'après l'annaliste Claudius, lequel, selon l'habitude de ces écrivains» prend plaisir à exagérer les faits, estime à 20,000 h. la perte des Grecs), placent la bataille aux Thermopyles et lui en donnent le nom, Aurélius Victor, Devir. HL, 60, met le champ de bataille dans le voisinage d*HéracIée ; Florus, I, 32, chose incroyable, en Élide. Critolaos (qui, d'après Alr. Vict., Aic. ci7., périt dans la bataille) s'est empoisonné après sa défaite : d'après T. Live, Inc. cit. y il est plus probable (Paus., ibid.j) qu'il périt dans les marais voisins, au bord de la mer.
2) Cf.PAusAx.,VlI, 18, 5.
^) Cf. PoLYB,, XL, 3, V. Peul-^tre la deuxième bataille meurtrière mentionnée d'après Claudius par Orose, V, 3, est-elle identique avec ce combat ou le suivant (ci-après, note 4); cf. aussi Altr. Vict., De viris UL, 61.
*) Pal'san., VII, 15, 3. Le passage d'Orose, V, 3, se rapporte peut-être à re fait : « Diœiim rero addnccntem miHtcm ex Arcadûi militem^ ab eodem Melello prxture opi)r<\<tsuin cum exevcitu docct »; à moins qu'il ne faille admettre plutôt que celte rencontre a été confondue avec la bataille de Leucopétra.
• Ces n'chorclics do Pai». furent faite» il'abord dan» le petit traité : a TÔ TcXsuTOtTov eto; TYic *E).Xr,vtxri; IXcuOepta;- > Athèm^s. 1K44. 1*. répondit à l'attaque de IIibmasx dans U Iruille jiériodique a v£a ilavSupa, »• ISHi, i>. 377 sqq., et Hkhma.nm avoue {£0ehrbuch der griech^ Staalsalterlh, 4» édit., 1855, îi !«•>, iiulc 1;, que P. a au moins rendu probable que Muinmiuii ne triompha qu'en i4i av. J.-C. Quant à lu prise de Corinthe, Hebmann maintient 01. 158, 3. Nous plaçons aprè<< comme avant la ruine des Achéens dans l'année 146. Vab. a ensuite réuni se» trav.iui sur cette question sous le titre: c KoptvOou âXoxnç uitb TOO Mo|Ji(itov »» nr. 5 (p. i45-18K), dans son Uecueil publié à Athènes en 1»58 ; «'KiTOpixa^ 1CpaY(&XTS.tai, >• vol. I. auquel j'emprunterai mes citations.