‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 112 sur 179 · STRATÈGES ATHÉNIENS · texte numérisé non relu

STRATÈGES ATHÉNIENS

deux nouvelles tribus dont ils furent les éponymes ; si plus tard, lorsqu'on avait voulu célébrer d'une manière exception-

Meier, s. V.) Marcos Valerios (Valerius) Mamertinos; dans Tannée après Tarchontat de ce Marcos paraît avoir existé (comme une fois précédemment sous Domitien, voy. p. 140) 1' àvapvîa, c'est-à-dire qu'aucun archonte éponyme ne fut en fonctions (Bogkh, n" 191). — Citons encore Tinéios Ponticos {Philistor, I, 12, 7, et Bôckh, I, n° 192 et 193. Cf. p. 322 6), dont l'archontat paraît également avoir été suivi d'une àvap^t'a (Bôckh, n" 193. Cf. p. 323 a), et Athénodore (Bôckh, n» 194). — C'est peut-être à l'époque de Commode qu'appartient l'archontat de Philo timos (Bôckh, C, 1. Gr.y I, n" 276. Meikr, s. v. Westermann, p. 1481).

En ce qui concerne les stratèges, on place sous l'empereur Hadrien le célèbre rhéteur et sophiste P. Hordeonius Lollianos (d'Éphèse), déjà mentionné plus haut (p. 325), et que les Athéniens reconnaissants honorèrent en lui élevant deux statues (dont l'une sur l'agora), cf. Bôckh, C. L Gr.y I, p. 435, p. 438, sur le n° 377. II, n° 3003, et Addend., p. 1125 sur le n" 3003. Suidas, s. v. Philostrat., Vit. sophist., I, 23, 1 init. p. 526, et 2 fin. p. 527. Cf. Weber, Comm. de acad. Uttcrar, Athen.\ p. 8 sq. 24. (voy. également ci-dessus, p. 320 sqq. et ci-après, p. 359,8). Ellissen, Zuv Gesch. Athens, pp. 67. 68. 70. Ensuite vient le contemporain de l'archonte Philopappos déjà nommé plus haut, le stratège Callimachos de Lamptrae (Bôckh, C. I. Gr., n" 200, lig. 24 sq.), et vraisemblablement aussi un personsonnage du nom de Titus Coponios Maximus, deux fois investi de cette fonction {Philologus, XXIII [1866J, pp. 214. 237). a A l'époque des Antonins», sans date précise, nous connaissons comme stratège: P. tEUus Alcidamos (Bôckh, C. L Gr., l, n" 485). « Après Hadrien » (la même année peut-être que l'archonte Démostratos), le stratège M. Munatius Maximianus Vopiscus (Bôckh, C. L Gr., I, n^^ 186. 184. 185; cf. Meier, Comm. Epigr., II, p. 77 sq. n" 14. Puis Claudios Périgènes de Mélite le cadet, et P. ^lios Isochrysos (dans le Philologus, XXIII [1866], p. 213 sqq. et p. 215), et Flavios Dorotheos {N. Eph. Arch., n" 181, p. 175. Philistor, III, 6, p. 564. Keil dans Pauly, R. E., I, 2, p. 2099, et Philologus, Suppl. II [1863], p. 592). Sous Marc-Aurèle, nous connaissons comme stratèges Gaies Julios Casianos Apollonios (cf. ci-dessus, p. 345. Bôckh, C. I. Gr., n° 189 et p. 375); puis (en 168 ap. J.-C.) le célèbre avocat et (voy. ci-après) sophiste Julius Théodotos de Mélite, élève de Lollianos (Bôckh, C. I. Gr., I, n° 397. 424), qui fut aussi héraut de l'Aréopage (Philostrat., Vit. Sophist., II, 2, p. 566). Entre les années 166 et 169 ap. J.-C, Tit. Aurelios Philemon (Bôckh, n° 192 et p. 455), Valerios Mamertinos de Marathon (Bôckh, n° 192. Meier op. cit. s. V.); puis Claudios Eucseros (Bôckh, n" 272 a). C'est à l'époque de Commode qu'appartient sans doute le stratège Julius Euphranor de Marathon (Bôckh, n° 276).

Les archontes, à cette époque et plus encore dans le siècle suivant, sont parfois nommés également « Thesmothètes » : c'est ce que font observer encore Bôckh, C. L Gr., I, n" 380 ; Westermann dans Pauly, R. E., P, p. 1464, Par contre, ce dernier {op. cit.) combat l'opinion de Bôckh (G. I. Gr., I, p. 378, opinion appuyée sur les n°s 272 et 283), d'après laquelle, sous

LA TRIBU HADRTANIDE 347

nelle les bienfaits des princes d'Alexandrie et de Perg-ame, on avait laissé tomber les noms d'Antigonis et de Démétrias, et donné aux nouvelles tribus les noms de Ptolémaïset d'Attalis (vol. I, p. 288), on ne voulait certainement pas maintenant que le plus grand et le plus désintéressé, depuis des siècles, des bienfaiteurs des Athéniens fût laissé en arrière de ces princes hellénistiques. C'est ainsi que Ton forma, comme cela arriva aussi à Mégare (p. 312), une tribu toute nouvelle *, une treizième tribu, !'« Hadrianis », qui paraît depuis lors dans une grande quantité d'inscriptions ^ Les dèmes distraits des anciennes tribus pour constituer la nouvelle ne nous sont que très incomplètement connus ; cependant nous savons qu'elle comprenait (outre les habitants du nouveau quartier créé par Hadrien ^) les dèmes de Besa*, d'Elaeonte ^ d'Oa % de Phégaea et d'Aphidna''. La nouvelle tribu fut placée dans la série officielle des tribus attiques au septième rang, entre les tribus Acamantis et Œneïs ^ Mais la création d'une nouvelle tribu n'entraîna pas, par une innovation correspondante,

les Antonins, le stratège suprême aurait pris la place du polémarque. La permanence de la magistrature indépendante du polémarque, dans cette période et dans celle qui suit, est attestée par Philostrat,, Vit. Sophist. j II, 30 fin. Cf. Ahrens, op. cit., p. 48. — Situation et compétence (très limitée, il est vrai, à cette époque) des archontes : voy. Ahrens, p. 41.

*) CoRSiNi, Fast, Att., IV, p. 167, plaçait la fondation de cette nouvelle tribu en 01. 225, 1= 121-122 après J.-G. (cf. aussi Ahrens, p. 27. BôcKH, C. 1. Gr., l, p. 315). Albert Mûller, dans le Philologus, XXIII (1866), p. 488, admet aussi cette date de 121-122 ap. J.-C.

2) Cf. Pausan., I, 5, 5, et Bôckh, C. I. Gr., I, n° 184. p. 315. 323 sq. n« 275. 276. 284. 286. II, p. 246, n° 2309. (11 va sans dire qu'ici aussi la statue d'Hadrien fut élevée au milieu de celles des autres éponymes. Ellissen, p. 63).

^) C'est ce que conjecture, avec raison probablement, Flemmer, p. 60.

*) Besa, ayant appartenu jusqu'alors à la tribu Antiocliis ; voy. Hermann, Gr. Staatsalterth., p. 580. Bôckh, C. I. Gr., I, p. 309 B. s. fin. et n" 275. II, p. 246, n° 2309.

°) Ce dème avait appartenu jusqu'alors à la tribu Hippothoontis ; voy. Hermann, op. cit., p. 579. Bôckh, I, p. 315, n° 184. II, n° 2309, p. 246.

^) Oa avait appartenu jusqu'alors à la tribu Pandionis ; Hermann, p. 578. Bôckh, I, n'* 184 et n° 275, p. 383. II, p. 246, n° 2309.

^) Bôckh, I, n°275. II, n° 2309. Phégée appartenait antérieurement à la tribu ^géis, Aphidna à la tribu Léontis (Hermann, p. 577).

8) Cf. Beutler, De Athenar. fatis sub Romanis, p. 26. Bôckh, C. I. Gr., I, no 284, n° 286 et pp. 379. 385. II, p. 246.

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