HONNEURS RENDUS A ANTONIN LE PIEUX
s'attachèrent, sous et depuis Hadrien, à embellir avec une infatigable sollicitude ^
Enfin, il est à peine nécessaire de rappeler qu'à un prince aussi secourable, qui protégea avec succès contre les Barbares voisins jusqu'aux Grecs perdus sur la côte septentrionale du Pont', les Hellènes d'Achaïe, eux aussi, rendirent à leur façon des hommages éclatants. Nous possédons en effet une foule d'inscriptions ^ destinées à l'honorer et touchant aussi parfois au domaine aimé des Grecs où le noble souverain est, de son vivant même, soit honoré comme dieu, soit célébré sous le nom d^une divinité. Le détail précis des circonstances qui, dans chaque cas particulier, furent l'occasion de l'une ou l'autre de ces inscriptions * nous est à la vérité tout aussi peu connu pour cet empereur que pour les autres, dans la plupart des cas. Nous pouvons toutefois admettre qu'en pareille occurrence, — si l'on n'était pas ins-
1) PiiiLOSTRAT., Vit. Sophist., I, 19, 1 ; 25, 2. Vov. aussi Lucian., Imag. 2. Aristid., éd. Jebb., Orat. XV, pp. 232,20. 2G1, i\. 513, 42. 521. Friedlander, II-, p. 73 sqq.
-) Capitolik., Antonin., 9, 9. Becker-Marquardt, R. A., III, l,p. 108.
3) Inscriptions en l'honneur d'Antonin : à Granioi, dans l'île de Céphallénie. F. Lenormant, ïnscr. Grxc. inédit, centur. quart. [Rhein. Museum, N.F. XXI [186G], p. 519), no 344; à Chéronée (Bocku, C. I. Gr.,I,n» 1617): à Athènes (Bockh, no 347. 348) ; à Sparte (n» 1315) ; à Corcyre (II, n» 1879 b); à Ténos (n° 2340). Statue et inscription à Anaphé (Ross, Archàolog. Aiifs., II, p. 506. BôcKii, II, Add., n» 2480); à ïhessalonique, où il est associé à ses successeurs L. Verus et Marc-Aurèle, et à l'épouse de ce dernier, Fausline-Ia-Jeune (Bockh, II, n» 1968 a et h). Inscription latine à Patrœ (Mommsen, C. L Lat., Ill, 1, p. 96, n» 501). Anlonin honoré comme Dtvus (BôcKH, nos 1074. 1317). Il faut remarquer notamment l'inscription en l'honnneur d'Antonin (dédiée à l'empereur, d'après l'opinion de Bockh, p;ir les Spartiates, à Athènes), où l'on rend hommage à « Anlonin Zeus Eleutherios Soter » (Bockh, C. I. Gr., n° 350) ; pareillement à Sparte même (n° 1313 sq, ; voy. Ross, Inscr. Gr. iyiedit., I, 36 sqq. Keil, Philologiis, Suppl. II [1863], p. 578); voy. aussi la table votive de Bœae, en Laconic, en l'honneurd' « Anlonin Evergèle Soter» dans ^oss, Archàolog. Au f s., II, p. 671. Culte qui lui était rendu à Athènes (Bockh, C. L Gr., I, p. 320, sur le no 189). La société d'artistes dramatiques ambulants qui avail pris son nom d'Antonin célébra cet empereur dans une inscription à Athènes, comme « Nouveau Dionysos » (Bockh, n» 349). Voy. également la médaille grecque d'Antonin dans Egkhel (JD. N., VII, p. 35) et la médaille en l'honneur de l'impératrice Faustine l'aînée, provenant de Corinlhe (p. 41).
*) Voy. aussi pour les jeux institués en l'honneur de l'impératrice (Faustine) : Bockh, C. L Gr., III, n» 3831, lig. 1 sqq.
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